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C'est un peu comme la Sécu. Tant que l'on n'est pas malade, on la trouve toujours trop coûteuse. Le regard change souvent en cas de coup dur.
Un corollaire peut être fait avec la cotisation sanitaire versée chaque année par tête de bovin par les adhérents au GDS (3,60 euros en 2006 + forfait d'élevage). Une cotisation relativement modeste sur chaque tête de bovin qui, sur le plan départemental, fait de gros sous au final. Objectif de ce trésor sanitaire : financer des plans d'assainissement (analyses, indemnités) et venir en secours aux élevages confrontés à de gros pépins.
C'est le principe de la mutualisation des risques que l'on a parfois tendance à assimiler au passé. Et pourtant. En témoigne le "grand merci" délivré, lors d'un film consacré au cinquantenaire du GDS, par cette femme de Pleyber-Christ dont le troupeau a été abattu il y a quelques années pour cause d'ESB. "Au-delà de l'aide financière, le soutien psychologique nous a été d'un grand réconfort", a-t-elle ajouté.
Un "héritage" de la brucellose
Ce principe de solidarité entre éleveurs a été véritablement propulsé dans les années 60-70 quand il a fallu éradiquer la brucellose. Avec ce double objectif visé à l'époque : assainir le troupeau départemental et éviter aux élevages atteints par la maladie de sombrer dans l'impasse financière. "Mais en fait, c'est tout le monde qui a profité de cette politique d'assainissement. Le retour sur investissement a bénéficié à l'ensemble de l'élevage départemental", ont répété les pionniers du GDS dans le film retraçant "50 ans de progrès sanitaire".
Aujourd'hui, on ne parle plus (ou presque) de brucellose, de tuberculose, etc. Mais d'autres maladies, nouvelles ou laissées de côté pour d'autres priorités, ont pris le relais de la lutte sanitaire engagée il y a un demi-siècle dans le département.
"La lutte contre les maladies non réglementées – BVD, paratuberculose, recherche des causes d'avortements – continue de mobiliser de façon importante votre GDS, tant au niveau de l'appui technique que sur le plan financier", a rappelé Jean-François Tréguer, président. Et de préciser que "l'exercice passé a vu une poussée importante du nombre de protocoles et donc une augmentation significative des montants d'analyses et d'indemnités remboursées aux éleveurs (92 000 euros pour la BVD ; 266 600 euros pour la paratuberculose)". De quoi justifier une augmentation de la cotisation sanitaire que le bureau souhaite également harmoniser avec les tarifs pratiqués dans les autres départements bretons.
Quoi de neuf ?
- Contrôles à l'introduction : La dérogation aux contrôles sérologiques à l'introduction est en place depuis 2004. 80 % des bovins introduits en Finistère peuvent se passer d'une prise de sang à l'introduction.
- Paratuberculose : la seule pathologie à ne pas régresser. C'est la seule maladie pour laquelle il y a prise en charge à 100 % des frais d'analyses et vétérinaires.
- ESB : zéro cas "autochtone"dans le Finistère en 2005 ; 58 depuis le début (31 cas confirmés en France en 2005)
- Plan avortement : mise en place en 2003, cette action incitative vise à encourager la déclaration d'avortements et la recherche de leur cause. Un protocole est mis en place. Si les analyses sont négatives, il est clôturé au bout d'un an.
- Collecte de déchets : Depuis juillet 2005, l'opération Hermine pour collecter les déchets d'activité de soins vétérinaires est lancée. Le coût annuel estimé est d'environ 40 euros HT pour un élevage de 50 laitières. Dans le département, 20 cabinets vétérinaires sont partenaires de l'opération. Deux types de containers (3 ou 10 l et 60 l) sont utilisés.
- Cotisation sanitaire 2006 :
• 3,60 euros/bovin à l'inventaire (+ 10 ct en 2006, + 20 ct/an programmé pour les 5 ans à venir)
• Forfait d'exploitation : 10 euros de 1 à 15 bovins – 15 euros si plus de 15 bovins
- Indemnités pour abattage (actions GDS) : 84 euros/veau ; 169 euros/jeune bovin ; 305 euros/bovin adulte.
- Contrôles (IPG) par la DSV : 385 exploitations contrôlées en 2005 (37 000 bovins) contre 648 en 2004 (52 600 bovins).
D. Le Du
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