Actualités agricoles Paysan Breton en Bretagne, Côtes d'Armor, Finistère, Ille-et-Vilaine, Morbihan
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Finistère (29)
LIMOUSINE : Un débat : produire pour les marchés, « le consommateur attend qu’on lui propose »
 
En 2006, la viande bovine sera à nouveau compétitive sur la base d’un raisonnement hors droit à paiement unique (DPU) et à condition de faire un calcul précis de ses coûts de revient". C'est l'observation de spécialistes de la viande bovine qui ont participé au débat "Produire pour les marchés", organisé lors de l'assemblée du syndicat Limousine Finistère.

De son côté, Yvon Boutet, de la coopérative Saint-Yvi, souligne qu’il faut savoir saisir les opportunités. "Une taurellerie sera remplie si les conditions d’achat sont bonnes. La contractualisation pour un jeune bovin plus jeune de 14 à 18 mois peut aussi être une solution".

"Le consommateur attend qu’on lui propose"

"La traçabilité des produits français est une base incontournable", indique pour sa part Denis Le Roy, de Bretagne Viande Distribution, qui insiste sur les besoins différents entre artisans-bouchers et grande distribution, entre les magasins qui achètent de la carcasse et ceux plus nombreux qui achètent du prêt à consommer sous vide. "Le prix est déterminant et à ce jeu-là, pour continuer à vendre, il faut réfléchir à un commerce comportant des espaces spécifiques (lié au mode d’élevage par exemple) et des produits élaborés adaptés à la demande". "Côté production, l’abattoir recherche des mâles très jeunes et des femelles conduites à base d’herbe", poursuit D. Le Roy.

Sébastien Marquant et son épouse, installés depuis quelques années à Quimper dans un nouveau concept de magasin (approvisionnement local avec cahier des charges, information sur la diététique, démonstrations culinaires, interventions dans les écoles…), remarquent que "le consommateur attend qu’on lui propose". Les valeurs intrinsèques du bœuf demeurent : la tendreté, le goût, les qualités nutritionnelles source de santé. "L’accueil en magasin apporte la confiance, la présentation en vitrine doit être impeccable. Enfin, les conseils apportés à l’étal sont indispensables pour recommander un morceau comme le persillé, pour bien préparer un bœuf bourguignon et savourer ensuite une viande "source de plaisir et de bien-être".
Reste que la conservation des parts de marché face aux importations passe par une dynamique collective. "Car la conquête des marchés est aussi un perpétuel recommencement où chacun a son rôle à prendre".


Le label Limousin manque d’animaux

- Le label en chiffres : 447 producteurs, 87 boucheries et 3 190 animaux labellisés.
- Poids moyen : 378 kg (+ 25 kg en 6 ans)
- Prix moyen : 3,96 euros/kg (soit un prix de l'animal de 1 498 euros).
- Classements 2005 : 24,5 % en R= ; 46 % en R+ ; 24 % en U- ; 5,2 % en U=. "Une mise en garde est faite sur les animaux trop lourds et quelquefois couverts en gras".
- Faute de marchandise, le label a dû se résoudre en 2005 à acheter 20 % de ses besoins en Pays de la Loire et en Centre France. D'où cet "appel lancé aux éleveurs de la région pour réagir et reprendre les parts de marché".

Raymond Barré et
D. Le Du



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Date de l'article : semaine du N° du 3 au 10 Février 2006
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