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Annoncé courant 2005 comme une évolution dans le remplacement, fin décembre a été constitué officiellement le nouveau groupement d'employeurs départemental : Terralliance. Il vise à apporter une solution durable à tous ceux qui expriment un besoin de main-d'œuvre sur leur exploitation, sans pour autant avoir obligatoirement un salarié à plein temps. D'où cette idée d'emploi à temps partagé en déléguant l'essentiel des tâches administratives (bulletins de salaires, démarches sociales ou fiscales) au groupement d'employeurs.
Terralliance rassemble les administrateurs élus de base du Sdaec, les représentants des organisations déjà présentes au sein du conseil d'administration du Sdaec (Syndicats, Chambre d'agriculture et fédération des coopératives) et quelques nouveaux partenaires : Centre d'économie rurale, l'association emploi formation (AEF), la commission employeurs de la Fdsea et la Fédération des Cuma. La présidence est de fait assurée par le président du Sdaec. Il reste encore quelques points à paufiner, notamment le règlement intérieur. Un travail qui va s'opérer dans les semaines à venir.
L'expérimentation a bien fonctionné
« Ce nouveau dispositif répond à une demande exprimée au départ par des adhérents du Sdaec, mais pas seulement » explique Jean-Yves Milbeau président du Sdaec et de Terralliance. La nouvelle structure adossée au Sdaec profite de son expérience du remplacement mais n'impose pas aux agriculteurs d'y adhérer. « S'il n'ont pas l'obligation d'adhérer au Sdaec, les utilisateurs en auront la possibilité, ce qui leur apportera encore plus de sécurité », précise le président.
La formule d'emploi à temps partagé, c'est à dire un salarié travaillant sur 2,3 ou 4 exploitations a été testée depuis quelques mois en partenariat avec la Chambre d'agriculture. « Quelques groupes expérimentaux fonctionnent selon cette formule et marquent leur satisfaction. Confirmant que la demande du terrain correspond bien à une attente ».
La réflexion importante
Pour autant Jean-Yves Milbeau ne plaide pour un développement trop rapide du concept. « Nous voulons répondre à la demande, sans nous précipiter. Nous savons par expérience que la constitution d'un groupe doit donner lieu à une phase de réflexion suffisante ». Il insiste sur l'analyse des besoins, l'étude d'un projet bien mûri pour que le groupe réponde dans la durée aux aspirations de ceux qui envisagent de le constituer. En rappelant que si la partie administrative est transférée vers le groupement d'employeurs départemental, les agriculteurs doivent se sentir responsabilisé par rapport au salarié concerné.
« Pour les salariés la création d'un groupement d'employeurs départemental constitue aussi une opportunité » note Jean-Yves Milbeau. Il devrait selon lui les rassurer puisqu'il s'agit d'une structure adossée au Sdaec. « C'est de nature à offrir de nouvelles perspectives de carrière et d'accentuer le sentiment d'appartenance à une entreprise pour des salariés le plus souvent isolés sur le terrain ». Jean-Yves Milbeau conclut : « Terralliance apporte une réponse concrète aux agriculteurs quelle que soit la taille de l'exploitation. Et participe au développement de l'emploi dans le milieu agricole ».
Pierre Dénès
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