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Alors que beaucoup d'exploitations sont de plus en plus dépendantes de l'amont pour leurs approvisionnements ( engrais, semences, aliments, fuel ...), de l'aval pour la commercialisation de leurs produits, des banques pour le financement, est-il possible de retrouver une certaine autonomie sur les exploitations ?
La réponse est certainement oui dans bien des situations, à condition de bien vouloir faire évoluer certaines pratiques, qu'elles soient conventionnelles ou biologiques. C'est le message que voudrait faire passer la Chambre d'agriculture en organisant le mercredi 11 janvier à Languidic une journée qu'elle a intitulée "Agrobiologie et autonomie : réflexion autour d'exemples de réussite". Une Chambre d'agriculture qui souhaite aussi montrer qu'elle s'engage dans l'accompagnement de tous les agriculteurs quelle que soit la voie qu'ils choisissent
C'est une journée qui s'adresse bien sûr aux agriculteurs en bio ou qui souhaitent y venir, mais aussi à tous les agriculteurs qui sont à la recherche de plus d'autonomie sur leur exploitation. Et pourquoi pas à tous les autres pour se convaincre qu'il n'y a pas de voie unique.
Réflexion et échanges
La journée organisée par la Chambre d'agriculture sera avant tout à base d'échanges autour du thème de l'autonomie. Les témoignages seront essentiellement ceux d'agriculteurs biologiques (voir le programme) puisqu'ils sont naturellement les plus avancés en ce domaine. Mais, sans aller jusque là, certaines pratiques peuvent être adoptées par des agriculteurs conventionnels.
C'est en particulier ce que montreront les interventions de techniciens. Ainsi par exemple, en système laitier il est possible d'avoir une forte autonomie alimentaire pour peu que la part d'herbe soit assez importante et que l'on produise des protéines. De nombreuses références sont maintenant disponibles.
Des témoignages montreront même qu'il est possible d'avoir une certaine autonomie alimentaire dans des productions que l'on appelait "hors sol", comme le porc ou les poules pondeuses.
C'est aussi le cas pour l'énergie, d'abord avec celle qui n'est pas utilisée, puis avec par exemple les panneaux solaires ou la production d'huile de colza, qui a aussi l'avantage d'apporter en même temps une certaine autonomie en protéines par les tourteaux. Sur ce plan, les exemples ne manquent pas sur le département.
L'autonomie, c'est encore la vente directe comme le montreront Philippe et Karine Jouan (Cléguérec) qui en plus de leur élevage laitier en bio transforment une partie en glaces et vendent directement, avec une valeur ajoutée très importante : "En transformant 12 000 litres de lait en glaces avec de la vente directe, nous gagnerions pratiquement autant qu'en produisant 300 000 litres de lait", affirme Philippe. Ils seront de ceux qui apporteront leur témoignage le 11janvier.
Jean Louis Le Rest
Le programme de la journée
La journée sera animée par Denis Bayon, chef du service Références à la Chambre d'agriculture 56
- À partir de 10 h : Accueil et présentation des objectifs de la journée, par J.L. Corrignan (membre Chambre d'agriculture)
- 10 h 30 : Autonomie alimentaire en système laitier, par B. Le Lan, ingénieur références laitières à la Chambre d'agriculture
- 11 h : Autonomie alimentaire et liaison au sol, témoignage de C. Bret, producteur bio, sur la fabrication de l'aliment pondeuses à la ferme.
- 12 h : Comment acquérir de l'autonomie par la vente directe, témoignage de Philippe et Karine Jouan, producteurs laitiers bio, avec fabrication et vente directe de glaces.
- 12 h 30 : Stratégie et autonomie financière, par C Burel, conseillère Chambre d'agriculture 56
- 13 h : Repas bio
- 14 h : Autonomie d'une petite structure porcine bio, témoignage de D. Illien, agricultrice bio
- 15 h : débat autour du thème "Si l'autonomie n'est pas envisageable immédiatement et individuellement, peut-on l'acquérir progressivement et à plusieurs sur un secteur ?"
- 17 h : Conclusions
PRATIQUE
La journée se déroulera le mercredi 11 janvier, de 10 h à 17 h, salle de Kerfloc'h à Languidic (fléchage à partir du bourg)
Elle est gratuite et ouverte à tous
Le repas bio est à la charge des participants (15 euros)
L'inscription est obligatoire, auprès de Yolande Fravalo,
tél 02 97 46 22 43
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