Actualités agricoles Paysan Breton en Bretagne, Côtes d'Armor, Finistère, Ille-et-Vilaine, Morbihan
Sommaire | " LES DÉPARTEMENTALES " | 29 | Article n°5758 |
Recherchez  dans  Recherchez
Recherche avancéeRecherche avancée
Archives (prochaine parution le 25 mai 2012) Recevoir les articles par mailAlerte email
 
 
Finistère (29)
Vaches allaitantes : Coller de la viande
 
Coller de la viande pour mieux défendre son bout de gras. Ce pourrait être le résumé des trois journées techniques, organisées par la Chambre d'agriculture, le CIA de Plounévézel et Bovin Croissance, a destination des éleveurs des 3 races à viande les plus représentées en Bretagne.
Partager son troupeau en deux
"L'idée de ces journées techniques est d'améliorer les caractères viande dans les troupeaux allaitants", indique Raymond Barré, technicien viande bovine à la Chambre d'agriculture. "Avec cet objectif de sortir des carcasses de 450-480 kg et de gagner un tiers de classe (classement carcasse) sur la moitié de l'effectif".
Pour parvenir à cet objectif, le conseil est d'accoupler la moitié des vaches avec des taureaux viande ou mixte-viande. "La descendance de ces vaches sera destinée essentiellement à la boucherie", explique Raymond Barré, technicien viande à la Chambre d'agriculture. "Les aptitudes de croissance seront recherchées pour réduire les coûts d'élevage, la longueur pour conserver les poids de carcasse, la conformation pour améliorer les rendements, la tendreté de la viande et les prix de vente. Une attention particulière sera portée à la facilité de naissance et l'aptitude des taureaux à produire des veaux pas trop lourds à la naissance notamment pour les accouplements sur génisses".
L'autre moitié du cheptel, constituée des meilleures souches de l'élevage, sera conduite avec des taureaux plus ''élevage". "La valeur laitière est essentielle pour obtenir de bonnes croissances et concrétiser le potentiel viande du veau. La valeur laitière permet aussi de réduire les coûts d'élevage", poursuit ce spécialiste. "Les animaux seront choisis avec un bon développement, une bonne ligne de dos et des "carrés de bassin" bien éclatés nécessaires à la facilité des vêlages et au port de la viande".
La sélection cumulative sur des types très élevage ou sur des types très viande n'est pas conseillée. Les souches très "élevage" trop grandissantes, très tardives, sont plus difficiles à entretenir et à finir et le poids de carcasse à la sortie peut poser problème à la filière. À l'inverse, les souches très viande avec des doubles musculatures sont aussi des souches plus fragiles, difficiles à conduire notamment en période de vêlage. "Cette conduite avec des animaux très viande n'est pas compatible avec des objectifs de bonne organisation et d'efficacité du travail. En vache allaitante, on recherchera par conséquent le bon compromis entre les valeurs élevage et les valeurs de viande".

Didier Le Du


Chez Yves Mével, à Berrien

Moules à viande et moules à génisses de renouvellement

En race Blonde d'Aquitaine, la visite d'élevage, organisée dans le cadre des journées techniques viande, s'est déroulée chez Yves Mével, éleveur à Berrien.
Cet éleveur a opté pour le 100 % insémination depuis plusieurs années. "La surveillance ne pose pas de problèmes particuliers", dit Y. Mével qui insiste toutefois sur l'aspect surveillance. "Ensuite, il faut un minimum d'équipement de contention", ajoute-t-il, relevant que, chez lui, la période d'IA s'étale d'octobre à janvier, doublée d'une échographie systématique. "C'est sûr que le vêlage d'automne se combine mieux avec cette pratique dans la mesure où la période de reproduction coïncide avec la période de stabulation".
Sur cet élevage, le choix des reproducteurs s'accorde déjà pleinement avec cette idée de double finalité, développée lors de la journée technique viande. Une bonne quinzaine de vaches souches constitue le noyau de renouvellement et sont inséminées avec des taureaux type élevage (Oulou, Ringot…). Les autres vaches sont inséminées avec des taureaux viande (Romarin, Record…). Quant aux génisses, c'est avant tout la facilité de vêlage qui compte (Messager, Landais, Passo…).
Vêlage à deux ans
À noter encore que l'élevage Mével a choisi une pratique peu répandue en élevage allaitant : le vêlage à deux ans. "L'objectif est économique. Avec cette technique, on accélère la rotation", dit l'éleveur en désignant des jeunes vaches au développement tout à fait honorable pour leur âge. "Quel gabarit auraient ces vaches si elles vêlaient à trois ans ?", s'interroge un éleveur visiblement interpellé par le modèle d'une jeune vache déjà bien baraquée pour ses deux ans et quelques mois. "S'il fallait en citer un inconvénient du vêlage à deux ans, ce serait l'éventuelle difficulté à les remplir après le 1er vêlage", poursuit l'éleveur.
Le vêlage à deux ans doit être relié à la politique d'alimentation du troupeau. Cet éleveur de Blondes "soigne bien", comme on dit communément. "La distribution du maïs est continue sur l'année", dit-il, précisant que la qualité des terres ne laisse pas trop le choix quant au planning fourrager. "La Blonde a besoin d'une alimentation de qualité et en quantité pour exprimer son potentiel", fait observer cet éleveur au caractère animalier bien affirmé comme le démontre son approche des animaux et l'état du troupeau.


D. Le Du


Retour Sommaire
Date de l'article : semaine du N° du 23 au 30 Décembre 2005
Imprimer l'article Imprimer l'article



Les glaces, délices de la ferme de Patricia et gilles





Dossiers Paysan Breton
Chiffres clés de l'agriculture bretonne
Contact
Abonnez-vous à
Paysan Breton
Recherchez une
petite annonce
Déposez une
petite annonce
Déposez une
annonce légale


(+ de 12829 depuis 1997)