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Une quinzaine d'agriculteurs, de salariés et retraités de l'agriculture ont participé à une formation organisée par la Fédération des comités de développement sur les négociations OMC et leur impact sur les agricultures bretonnes.
Steven Le Faou, de l’AFDI nationale (Agriculteurs Français et Développement International), a expliqué "la place de l’agriculture dans cet accord, monnaie d’échange contre la libéralisation du secteur des services".
La conférence de Hong Kong se déroule cette semaine dans un contexte de guerre alimentaire. La question centrale étant de savoir s'il y aura "des accords ou éclatement au profit d’échanges bilatéraux".
Les USA seront-ils les banquiers du monde ? L’Amérique du Sud la ferme du monde ? L’Asie, l’usine du monde ? L’Afrique un réservoir de matières premières et l’Europe un vaste supermarché, un centre de villégiatures et une maison de retraite ? Ce sont les questions qui ont surgi le 2e jour de formation après la projection du film fiction imaginé par Gwénola Floc’h-Penn, responsable de l’Observatoire macroéconomique à la Chambre d’agriculture.
"Réagissons en gardant les pieds sur terre, changeons nos lunettes pour de nouvelles perspectives, inventons de modèles de développement intégré, endogène, axé non pas sur la seule sécurité alimentaire mais avec le souci de la souveraineté alimentaire pour chaque pays ou chaque région". Tel était quant à lui le message de Marie Egreteau, formatrice au Cempama de Fouesnant.
Avec en prolongement, cette question forte : "La politique peut-elle reprendre l’initiative face à l’économique ?" Pour Jean Miossec, agriculteur à la retraite et "humaniste" convaincu, "l’important, c'est la place de l’homme. Homme qui doit rester au cœur de l’économie et non être dominé par les forces multinationales et l’obsession de la croissance et du PIB ".
Cette session de formation sera proposée à l’avenir sur des thèmes plus ciblés.
Contact : Fédération des Comités de Développement du Finistère. AFDI Bretagne.
Diagnostic amiante
"Le gouvernement inquiète les agriculteurs en imposant aux propriétaires un diagnostic amiante sur tous leurs bâtiments agricoles (hors habitation)", écrit dans un communiqué la Coordination rurale du Finistère.
Le syndicat constate que, "la date arrivant à terme, beaucoup d'agriculteurs sont inquiets et se demandent comment réagir. D'autant que certains organismes professionnels essaient de profiter de la situation en orientant les agriculteurs vers des prestations de service soi-disant alléchantes, (avec obligation de se syndiquer) donc ayant comme seul but de ramener de nouveaux adhérents".
La CR a préféré dans un premier temps "saisir le ministre afin que la réglementation prenne en compte les caractéristiques techniques de nos exploitations, en agissant une fois de plus pour le bien de tous sans idée de profit".
Le souhait de la Coordination est "de laisser aux agriculteurs, sous leur entière responsabilité, la possibilité de réaliser eux-mêmes leur diagnostic lorsqu’ils savent qu’il n’y a, dans leurs bâtiments, que le type d’amiante noyée dans le ciment (donc sans danger pour la santé) et, en attendant de prendre les dispositions législatives nécessaires, d’accorder aux agriculteurs un moratoire d’un an pour satisfaire cette obligation". Reste que la date limite pour effectuer le diagnostic reste fixée au 31 décembre 2005.
La CR Bretagne informe par ailleurs avoir retenu un expert proposant le diagnostic à 80€ TTC par site (5 bâtiments maximum). "Il effectuera une première tournée à la mi-décembre. Ce diagnostic est conforme au DTA exigé", conclut le communiqué.
Contact : Cathy Baron, animatrice CR Bretagne au 02 99 73 59 17 ou 06 71 36 68 38
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