Actualités agricoles Paysan Breton en Bretagne, Côtes d'Armor, Finistère, Ille-et-Vilaine, Morbihan
Sommaire | " LES DÉPARTEMENTALES " | 29 | Article n°5737 |
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Finistère (29)
(29) Groupama fête ses 50 ans de prévention des risques
 
Réduire les incendies et les accidents corporels dans les exploitations agricoles". Telle était la première mission des actions de prévention rurale mises en place par les assurances mutuelles agricoles en 1955, rappelle Jean-Jacques Canévet, président de la fédération Groupama Finistère. "Et ça fait 50 ans que ça dure".

Cinquante ans qu'ont mis à profit les préventeurs – c'est le nom qu'on donne aux spécialistes de la prévention – pour accompagner "d'autres façons de travailler", comme l'explique François Guivarc'h, directeur du site de Landerneau, indiquant que "la prévention est désormais une compétence reconnue qui fait partie intégrante du rôle d’assureur de Groupama".
Des actions qui ont marqué les campagnes
"Dès le début, les assurances mutuelles se sont attelées aux incendies provoqués par une surfermentation des foins. Sans oublier les nombreux renversements de tracteurs qui, chaque année, étaient responsables de morts". Et J.J. Canévet de poursuivre : "C'est ainsi qu'a été imaginé, dans le Finistère, l'arceau de sécurité. Arceau qui, par la suite, a été imposé par décret aux constructeurs".

S'il est impensable de lister l'ensemble des opérations menées par Groupama en matière de sécurité, il n'en demeure pas moins que certaines campagnes restent marquées dans les mémoires. "Dans les années 70, les vaccinations tétanos ont remporté un succès incontestable. Dans les années 80, les risques liés aux incendies de poulaillers et de porcheries ont conduit à imposer des matériaux normés dans ces bâtiments d'élevage, etc."

Malgré la réticence qui accompagne parfois toute nouvelle mesure en faveur de la sécurité, la prévention n'a plus à faire la démonstration de son utilité. "La moitié des entreprises qui brûlent ne se relève pas", note J.J. Canévet qui sourit encore aux contre-arguments déroulés lorsque l'on veut mettre en place une nouvelle mesure préventive. "Exemple avec les gyrophares. Lors des réunions, certains prétendaient que si l'on oubliait son gyrophare dans le champ, des automobilistes perdraient leurs repères sur la route. Des années plus tard, plus personne ne discute le bien-fondé de cet accessoire".

Un chantier jamais achevé

En fait, le puits des actions préventives n'est jamais tari. Aujourd'hui, en fonction des priorités locales et de leur budget, les caisses locales travaillent sur la signalisation des engins agricoles, communiquent sur les extincteurs, mettent à disposition des panneaux de signalisation, proposent des sondes à fourrage, etc. "Nous mettons également l'accent sur les parafoudres. Beaucoup de travail reste à faire à ce niveau sachant que l'électricité est souvent en cause dans les incendies. Autre action à entreprendre : beaucoup d'incendies partent des boîtiers électriques, d'où la nécessité de resserrer les vis ou de les remplacer par des clips qui assurent un meilleur contact", rappellent le président et le directeur.

Enfin, la prévention en milieu rural concerne plus largement toutes les personnes qui vivent à la campagne. "Ce sont les salariés d'exploitations agricoles qui peuvent être des vecteurs de sécurité quand ils vont d'une exploitation à l'autre (ex. : vulgarisation des tenues de bûcheron)". Les cibles sont aussi les enfants et les ados. "Nous menons des opérations en direction des écoles d'agriculture (10 de conduite rurale). Des actions à destination des écoliers, comme avec les abribus dans les campagnes qui protègent de la pluie mais aussi des dangers de la route. À l'opposé, des opérations de révision du code de la route sont entreprises en direction des personnes âgées ou moins âgées, y compris pour celles qui ne sont pas assurées à Groupama", indique le directeur.

Didier Le Du






Actions de proximité

Sur le terrain, les caisses locales sont des relais importants d’actions de proximité : révisions d’extincteurs à l’occasion de l’assemblée générale de la Caisse locale, distribution à bas coûts de kits sécurité automobiles, etc.

Au premier semestre 2005, 77 actions locales ont été menées sur le seul département du Finistère, et sur l’année, dans le cadre d’un plan d’actions défini par l’entreprise régionale :
- 6 jeunes conducteurs ont bénéficié de formations post-permis,
- 2 148 aérosols et 53 bandeaux parafoudre de protection incendie ont été distribués,
- 300 jeunes ont participé à l’opération "10 de Conduite rurale",
- 4 journées d’animation ont été organisées avec la voiture tonneau,
- 3 journées de prévention routière ont été organisées à l’attention des seniors en partenariat avec l’Uropar (Union Régionale des Offices de Personnes à la Retraite).







27 caisses locales ont participé aux actions régionales de prévention.

Aujourd’hui, le service Prévention de Groupama Loire Bretagne compte 28 collaborateurs, dont 14 conseillers prévention et neuf ingénieurs prévention. Six collaborateurs sont basés sur le site de Landerneau et exercent leur mission sur le Finistère.





Prime aux bovins mâles

L’année 2005 étant la dernière année de mise en œuvre de la PSBM, les animaux mâles âgés de 5 à 7 mois ainsi que ceux âgés de 18 à 20 mois (mâles castrés demandés au titre de la tranche 2) peuvent faire l’objet d’une demande de PSBM déposée à la DDAF 29 avant le 31 décembre 2005. Après cette date, ils ne pourront plus être primés au titre de la PSBM en 2006.

Pour cette raison, la solution proposée est la suivante : la date de début de période de détention peut commencer au plus tard deux mois après la date de dépôt de la demande, soit quand l’animal est âgé de 7 ou 20 mois.

La date de début de la période de détention est affectée à l’ensemble des animaux de la demande. Cette date correspond à la date à laquelle le plus jeune animal de la demande aura atteint 7 ou 20 mois.

Les passeports sont restitués à la fin de la période de détention :
Exemples :
4 2 mois si la demande ne comporte que des bovins âgés de plus de 7 mois en tranche 1 et plus de 20 mois en tranche 2
4 4 mois si la demande comporte au moins 1 bovin âgé de 5 mois en tranche 1 ou au moins 1 de 18 mois en tranche 2.

Enfin, en cas de mortalité d’un animal avant le début de la période de détention, l’exploitant devra demander par écrit à la DDAF le retrait de l’animal de sa déclaration.
Il a uniquement la possibilité de demander le retrait de tout ou partie de la demande et n’a pas la possibilité de la modifier de quelque autre façon que ce soit. En particulier, il ne peut porter de nouvel animal sur sa demande pour remplacer l’animal mort, même si son plafond individuel n’est pas atteint.

NB : Attention le nombre de demandes PSBM est limité à quatre sur la campagne.

Contact DDDAF : Bureau "primes animales", tél. 02 98 76 59 43.


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Date de l'article : semaine du N° du 16 au 23 Décembre 2005
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