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Vendredi 2 Décembre s’est déroulée à Plérin, l’Assemblée Générale des Entrepreneurs des Territoires (Côtes d’Armor) en présence d’une cinquantaine d’Entrepreneurs. Michel Caignard a fait le point sur l’historique de la Pac et son évolution de la Pac, à partir de 1992 pour aboutir aux nouvelles dispositions avec notamment la mise en place des DPU en 2005. Il a détaillé les différents aspect : période de référence, découplage de certaines aides, éco-conditionnalité…
Accompagner la réduction des charges
Il est évident que pour certaines exploitations, cette nouvelle gestion engendre une pression supplémentaire sur les revenus. La réduction de charges constitue donc une opportunité pour assurer la pérennité des exploitations. Et parmi elles les charges de mécanisation. Confier tout ou partie des travaux à une entreprise peut permettre d’atténuer le poste charges. De nouvelles opportunités pour les entreprises de travaux agricoles performantes.
Jean Le Floc’h, président de la commission agricole du Conseil général abonde dans ce sens en déclarant : « Je suis désagréablement surpris par des agriculteurs en difficulté disposant d’un parc de matériel important mais sous utilisé. Pour maîtriser ses coûts de mécanisation, il devrait faire appel à ceux dont c’est le métier (les entrepreneurs), l’exploitant se dégage ainsi du temps pour sa production. Ceci est un levier important pour l’avenir. »
Le Conseil général concrétise son action auprès des entrepreneurs en accompagnant des investissements comme : Aire de lavage du matériel agricole : subentionnée à 20 % plafonné à 2 000 €, la plateforme de stockage d’hydrocarbures , l’aide à l’acquisition de matériel de désherbage thermique : 30 % plafonnée à 2 000 €. Une possibilité de financement est également offerte aux Entreprises de travaux agricoles pour l’acquisition de presses à colza afin de produire du biocarburant.
Unité avant tout
Cette assemblée aura également été l’occasion pour le syndicat de revenir sur son activité de défense des intérêts des entrepreneurs. Ainsi rappelle le rapport, la loi de finances a bien failli sonner le glas de nombreuses entreprises, avec la proposition du gouvernement de supprimer le plafonnement de la taxe professionnelle à 1 % de la valeur ajoutée et de le porter à 3,5 %.
De nombreuses interventions ont eu lieu auprès des parlementaires. La partie n’est pas totalement gagnée mais lors du passage en séance publique à l’assemblée Nationale, le rapporteur général s’est prononcé en faveur du plafonnement à 1,5 % de la valeur ajoutée par cohérence avec le taux minimal des entreprises soumises à taxe professionnelle. Le texte doit encore être discuté au Sénat.
En conclusion dans son rapport moral le président Roger Gautier a encouragé l’ensemble des Entrepreneurs du département a rejoindre le syndicat pour avoir plus de poids auprès de pouvoirs publics. « C’est ensemble que nous trouverons des solutions et non pas en restant isolés, obnubilés par un esprit de concurrence sans pitié, sans réflexion au risque de fragiliser nos entreprises et parfois celle des autres ». Incitant les entrepreneurs à « s’informer, former le personnel et se former eux-mêmes, s’ouvrir aux autres, échanger afin de rentabiliser au mieux les investissements, découvrir d’autres modes de prestations, se diversifier dans des domaines où les autres ne vont pas et pourquoi pas se regrouper pour faire les choses à plusieurs ».
Pierre Dénès
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