|
Comme annoncé (voir dernier PB), la coopérative La Paysanne a tenu son assemblée générale à huis-clos en présence d’une centaine d’adhérents « qui ont apprécié l’initiative », souligne le président Jacques Gautier. Ce huis-clos souhaité par le conseil d’administration de la coopérative avait un double objectif, d’abord rendre compte d’un exercice marqué par un changement de directeur (suite au départ à la retraite de Guy Gouédard, remplacé par Jean-Michel Adenot) et par la mise en place d’un plan de « préservation de la compétitivité économique », ensuite débattre et définir avec les adhérents de la stratégie d’avenir.
« Les adhérents ont clairement exprimé leur volonté de préserver l’identité de la coopérative à laquelle ils sont attachés », affirme le président. « Mais ils ont aussi souhaité que se tissent des partenariats ». Rejoignant ainsi les réflexions de l’équipe dirigeante qui est persuadée que pour donner plus de compétitivité au bassin de production breton des alliances avec d’autres partenaires sont inéluctables et indispensables autour notamment des outils industriels. Elles peuvent prendre différentes formes et n’entraînent pas obligatoirement des fusions : GIE d’achats, mise en commun de moyens logistiques … Les entreprises concernées préservant les relations de proximité avec leurs adhérents.
Cette réflexion engagée par les responsables de la coopérative est d’autant plus importante qu’elle se déroule dans un contexte d’adaptation après des exercices relativement difficiles en terme de gestion. Le dernier exercice s’est soldé par un résultat net négatif à - 806906 euros, lui même précédé par un résultat à -196 000 euros. « Fort heureusement, la structure financière la coopérative demeure saine et retour à l’équilibre est annoncé pour l’exercice en cours ». Ce mauvais résultat est pour les 2/3 lié à des contrats œufs à prix garantis. La Coopérative a d’ailleurs décidé de ne pas renouveler les contrats échus.
Pierre Dénès
La Paysanne
en chiffres
- 40,5 millions d’euros de Chiffre d’affaires dont 78 % en aliments, 18 % en appro et libre service agricole, 7 % en collecte de céréales et 6 % en produits et services vétérinaires.
- Collecte de 78 056 tonnes
- 150 347 tonnes d’aliments commercialisés dont 115 940 en porcs.
|
|