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D'après l'enquête nationale réalisée en 2004, 44 % des élevages de bovins viande ne possède pas de système de contention. Or, c'est bien la manipulation des animaux qui entraîne le plus d'accident (16 %) en élevage", rappelle Rachèle Le Borgne, conseillère à la MSA des Côtes d'Armor.
Deux sites, deux parcs
Un parc de contention, Florence Tacussel n'imagine pas pouvoir s'en passer. Installée depuis 1999, elle élève un troupeau de 29 mères salers, et leur suite, sur une surface de 55 hectares entièrement en herbe. "Je suis en zone littorale, ce qui m'impose de n'avoir aucun bâtiment, explique-t-elle. Avoir un parc est essentiel pour manipuler les animaux. Jusqu'à présent, je n'en avais qu'un, sur l'un des sites de l'exploitation. Depuis le mois de mars, les deux sites sont équipés."
Pour une question de respect de l'environnement, Florence a choisi le bois pour l'entourage de son parc. Ce dernier comprend un grand parc de rassemblement en deux parties et un couloir de contention pouvant accueillir jusqu'à 8 vaches. Attenant au couloir, un marchepied permet à l'éleveur ou au vétérinaire d'effectuer ses soins en toute sécurité. "Le bac à eau est à l'intérieur du parc d'attente, ce qui incite les animaux à s'y rendre, commente Florence. En effet, trop souvent, on les y conduit seulement pour des interventions qui ne sont pas agréables, ils finissent par en avoir peur."
Fonctionnel, son système pourra être amélioré par l'installation de passages d'homme et de l'ouverture des barrières dans les deux sens. Mais le tout a un coût : "L'installation m'a coûté 3050 euros et il reste encore une porte de contention à mettre. Ne répondant pas aux critères imposés par la DDA et le GIE, je n'ai pu prétendre à aucune aide", regrette Florence.
Anne-Laure Lussou
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