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La notification du montant des DPU aux agriculteurs fait grincer quelques dents, notamment chez les agriculteurs ayant une exploitation à dominante herbagère ou en bio. Ils se considèrent comme pénalisés par l’application française de la réforme de la Pac basée sur la référence historique (2001, 2002, 2003) de chaque exploitation ramenée ensuite à l’hectare.
Pénalisés de 70 euros par ha
Concrètement les agriculteurs qui percevaient peu d’aides avant la réforme du fait de leur système avec beaucoup d’herbe, peu de maïs ensilage ou de céréales, se retrouvent avec un niveau de DPU nettement inférieur à la moyenne départementale. Selon le Cedapa et le Gab, la moyenne départementale pour les éleveurs laitiers se situe autour de 168 euros par hectare, alors que ceux qui ont moins de 20 % de maïs dans leur surface fourragère se situent à 101 euros par hectare.
Un différentiel de près de 70 euros par hectare en défaveur des herbagers et des bio par rapport à moyenne départementale qui a amené les organisations à interpeller les élus au niveau départemental et régional. Mais le dossier peine à avancer, car il s’agit des conséquences de décisions prises au niveau des pouvoirs publics, après consultation des principales organisations professionnelles. La notion de régionalisation et mutualisation des aides défendue par certains n’a pas été retenue, c’est donc le principe de la référence historique avec un système de découplage plus ou moins accentué selon les productions qui s’applique.
Le soutien des élus
Ceux qui se considèrent comme lésés n’abdiquent cependant pas. Ils ont manifesté leur mécontentement jeudi 3 novembre devant la Direction départementale de l’agriculture et de la forêt à Saint Brieuc. Une délégation des responsables du Cedapa et du Gab, accompagnés de plusieurs élus, notamment Jean Le Floc’h, président de la commission agricole du Conseil général et de Thierry Troël élu du Conseil régional a été reçue par Georges Cartron, directeur. Chaque agriculteur concerné a été invité à remettre un courrier pour dénoncer l’inégalité de traitement entre les éleveurs, en demandant de rétablir l’équité.
A la sortie de leur entrevue, les responsables et les élus ont rappelé qu’il s’agissait de conséquences de décisions nationales qui allaient nécessiter des interventions auprès du ministère l’agriculture. Cedapa et Gab envisagent en outre une action en justice. D’autres départements pourraient engager des démarches dans le même sens.
Pierre Dénès
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