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C'est vrai partout, y compris en agriculture : la formation est capitale. À condition de choisir des sessions pertinentes sur le plan des nouvelles connaissances, des solutions pour l'entreprise. Sans oublier l'aspect humain : une formation favorise rencontres et échanges. Autrement dit une bonne formation, c'est celle qui répond aux attentes exprimées par le terrain.
Le groupe, facteur d'émulation
Cette demande de professionnalisme voulue par les agriculteurs a conduit les deux plus grands dispensateurs de formation agricole continue du département – l'ADPS et la Fédération des comités de développement – a sollicité une certification attribuée dans le cadre de la "démarche qualité formation", développée par l'APCA (assemblée permanente des Chambres d'agriculture).
"L'objectif de cette certification est de garantir aux agriculteurs une prestation de qualité", résume Jean-Alain Divanac'h, élu Chambre responsable du dossier formation des agriculteurs. Et de prolonger : "Car la formation est la base du développement et de l'adaptation de l'agriculture. Elle permet d'atteindre, à des degrés divers, une autonomie de choix sur son exploitation. Cet objectif nous le poursuivons au quotidien notamment en privilégiant la formation collective. Nous considérons en effet que le groupe est primordial pour l'émulation et l'échange".
Parce ce que, ce que chacun en retire dépend aussi du formateur, les deux organismes ont "qualifié" les intervenants. "Les formateurs ont été formés, entre autres sur l'aspect pédagogique", indique Bernard Le Viol, directeur territoires à la Chambre d'agriculture. "Car il ne suffit pas d'avoir une personne techniquement très pointue, il faut aussi qu'elle sache faire passer le message".
Progression importante
Déployée dès l'hiver 2003-2004, "cette démarche de qualité est aujourd'hui validée par l'organisme certificateur", explique encore Yvon Cloâtre, responsable du service emploi-formation de la Chambre, reconnaissant que ce nouveau dispositif "s'accompagne aussi d'une dynamique de formation". Et de sortir les chiffres : "Le nombre de sessions de formations est passé de 127 en 2002 à 209 en 2004 ; le nombre de stagiaires est passé de 1 200 à près de 2 000 sur la même période. Autrement dit, dans le cadre du groupe Chambre, un agriculteur sur 5 a suivi une formation financée par Vivea".
Didier Le Du
Des stagiaires "satisfaits"
Le groupe Chambre d'agriculture a diligenté une enquête de satisfaction a posteriori auprès de 90 bénéficiaires de formations. Cette dernière révèle que 52 % des participants étaient satisfaits de l'organisation de la formation, que 63,8 % étaient satisfaits de la prestation (21 % très satisfaits). Les notes "insuffisant" et "mauvais" n'ayant jamais été retenues".
"Un bilan satisfaisant", remarqué par Gilbert Milin, président de la Fédération des comités de développement, mais qui "demande à être maintenu et confirmé". Le catalogue de formations reçu ces dernières semaines par tous les agriculteurs a été élaboré dans cette optique du "toujours meilleur".
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