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Cedapa, Centre d’études et de développement agricole plus autonome. L’autonomie d’une exploitation passe aussi par l’énergie. Les adhérents se sont demandés comment y parvenir depuis plus de deux ans, les dernières hausses du pétrole n’ont fait que remettre en lumière la question. La formule la plus en vue est de presser du colza pour en obtenir de l’huile servant de carburants aux moteurs diesels. Même s’il existe de petites presses utilisables individuellement, l’objectif est d’obtenir une huile répondant à des normes précises pour assurer un fonctionnement normal du normal.
Le projet du Cedapa, de Mir (Mené initiatives rurales) et de la FDcuma (1) est la mise en place d’une Cuma spécifique avec un ou des matériels adaptés. Une cinquantaine d’agriculteurs serait déjà partante. D’autres veulent voir avant de franchir le pas. Le principe de créer une Cuma sur le département est acquis. L’objectif est de pouvoir commencer l’activité pour la prochaine récolte de colza.
Le colza a des atouts
Robert Hamon, membre du Cedapa, considère que ce projet permet d’acquérir plus d’autonomie dans l’exploitation, de diminuer les coûts y compris avec l’utilisation par les animaux du tourteau produit. Il participe également à résoudre la dépendance énergétique : si produire du colza coûte 1 en énergie, à la sortie on en récupère 4,5 (2 seulement avec l’éthanol). De plus l’émission de gaz carbonique est cinq fois moins élevée qu’avec du fioul.
Par ailleurs, le colza a des atouts en matière de culture : il s’intègre bien dans l’assolement, utilise des effluents organiques, assure une couverture du sol pendant l’hiver. Le tourteau de colza (moins riche que celui de soja) a sa place dans les rations à condition de respecter certaines quantités. Il présente aussi l’avantage d’être non OGM, contrairement à une part importante du soja. Quant à l’utilisation de l’huile, le tracteur vient en premier lieu, mais il faut aussi penser au groupe électrogène, au chauffage. A priori, rien ne s’oppose à la revente d’huile ou de tourteau entre agriculteurs en fonction des productions et des besoins de chacun.
Source d’énergie moins chère, renouvelable, favorable à l’environnement, le colza a des vertus. Les promoteurs de la Cuma sont confiants. Ils auront à finaliser leur projet dans les mois à venir afin qu’il soit opérationnel en juillet prochain. Du colza a déjà été semé dans cet objectif.
Paul Chauvin
(1) Les personnes intéressées peuvent contacter l’une ou l’autre des structures.
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