Actualités agricoles Paysan Breton en Bretagne, Côtes d'Armor, Finistère, Ille-et-Vilaine, Morbihan
Sommaire | " LES DÉPARTEMENTALES " | 22 | Article n°5510 |
Recherchez  dans  Recherchez
Recherche avancéeRecherche avancée
Archives (prochaine parution le 25 mai 2012) Recevoir les articles par mailAlerte email
 
 
Côtes d'Armor (22)
Portes ouvertes et vente Holstiva à Gaël
 
Deux ans après la mise en service de la nouvelle stabulation et du robot de traite, Jean-Yves et Evelyne Rissel à Gaël ouvriront leurs portes le vendredi 14 octobre à partir de 10 heures. Cette opération sera jumelée avec la vente de vaches en lait qu’organise Holstiva sur la ferme en début d’après-midi.
Un des intérêts de la visite sera le robot de traite Lély. « Son principal atout est de supprimer le travail d’astreinte que constitue la traite deux fois par jour à heures fixes », fait observer l’éleveur. Avec 65 vaches, le choix aurait pu se porter sur l’emploi d’un salarié. Les contraintes et les avantages auraient été différents.
Avec le recul, les éleveurs estiment qu’il faut une année pour bien maîtriser le robot. « Le décalage est presque aussi grand de passer de la traite à la main à la traite mécanique que de la salle de traite au robot. On change complètement la façon de travailler ». Le matin, ou plutôt dans la matinée, la « traite » va consister à consulter les informations données par l’ordinateur : on connaît pour chaque vache, l’heure de sa dernière traite, combien elle a produit, si elle a une mammite… Mais une inquiétude subsiste surtout à la mise en route : l’ordinateur me donne-t-il toutes les informations dont j’ai besoin ? Le contact direct avec l’animal n’existe plus.
L’adaptation des vaches s’est réalisée sans difficulté majeure, même la plus vieille du troupeau (15 ans) a vite compris que l’accès au robot permettait de soulager sa mamelle et d’obtenir du concentré. Il en va de même pour les génisses. Les vaches aiment se faire traire : 3,5 traites par jour en hiver, 2,5 lorsqu’elles vont pâturer. Et ceci sans compter les refus de traite pour diverses raisons (temps minimum entre deux traites…). Cela concourt à rendre les vaches calmes et autonomes. « Le robot contribue au bien-être du troupeau », estime Jean-Yves Rissel.

Une stabulation à logettes

S’il n’a pas contribué à faire progresser la moyenne du troupeau (9000 kg), les éleveurs ont enregistré une baisse sensible du concentré. Les quantités sont calculées en fonction de la production, et donc pas de dérogation possible, alors que manuellement… La surface en herbe n’a pas diminué, robot et pâturage sont compatibles, au moins jusqu’à un certain nombre de vaches.
Bien évidemment, l’investissement est élevé. Il faut le comparer à une salle de traite avec un équipement équivalent avec le bâtiment qui va avec. Côté maintenance – un point à ne pas négliger pour les éleveurs – les huit visites par an (3500 euros) permettent d’avoir un matériel toujours en état. « C’est une solution pour un certain nombre d’éleveurs confrontés à l’astreinte de la production laitière avec un quota de 500 à 700 000 litres », conclut l’éleveur. Il a d’ailleurs l’intention de faire part de son expérience aux visiteurs, « on ne doit pas cacher les problèmes ».
La stabulation pour les vaches construite dans le cadre de la mise aux normes sera l’autre intérêt de la visite. Le bâtiment fermé est bardé en bois suivant une technique particulière. On remarquera aussi la ventilation dans le toit, les logettes prévues pour des vaches de grande taille, les tapis sur le sol des logettes, le racleur dans l’aire d’exercice, les cornadis d’un modèle peu courant. Et en plus, il sera possible d’acheter des vaches en lait à la vente Holstiva.

Paul Chauvin


Vente de vaches en lait le 14 octobre
à Gaël (35)

Holstiva proposera à la vente 23 vaches en lait et 3 génisses amouillantes le 14 octobre. Cette vente aux enchères aura lieu à partir de 14h30 chez Jean-Yves et Evelyne Rissel, Kercillac à Gaël (entre St Meen, Mauron et Paimpont) dans le cadre d’une porte ouverte bâtiment (voir texte ci-contre). Les animaux seront visibles à partir de 11h.

Pour mettre les animaux au catalogue, le syndicat des éleveurs Prim'Holstein d’Ille-et-Vilaine a exigé des minimums de production et a procédé à un tri sur la morphologie (35 animaux étaient inscrits). Une a participé au dernier Space. Les femelles (toutes originaires d’Ille-et-Vilaine) disposent de garanties sanitaires (IBR, BVD, néosporose et d’un billet de garantie conventionnelle pour la paratuberculose). Les acheteurs auront à choisir entre les premières filles vêlées ou a terme de Merchant, Dante, Champion, Stormatic, Négundo… « Un lot de bonnes vaches qui intéressera les éleveurs en sous-réalisation de quota ou qui recherchent de nouvelles souches », selon Gérard Perrigault le président d’Holstiva.

Les mises à prix varient avec les animaux, elles débutent à 1100 euros. Au prix, il faudra rajouter 5 % de frais de vente. Génisses Bretagne qui assure l’animation de la vente peut assurer le transport des animaux après la vente. Le catalogue est disponible au 02 23 48 26 85.

Retour Sommaire
Date de l'article : semaine du N° du 7 au 14 Octobre 2005
Imprimer l'article Imprimer l'article



Les glaces, délices de la ferme de Patricia et gilles





Dossiers Paysan Breton
Chiffres clés de l'agriculture bretonne
Contact
Abonnez-vous à
Paysan Breton
Recherchez une
petite annonce
Déposez une
petite annonce
Déposez une
annonce légale


(+ de 12829 depuis 1997)