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RTE, le gestionnaire du réseau de transport d’électricité envisage de construire une ligne à très haute tension (400 000 volts) entre le nord Cotentin et la ligne qui relie Domloup à Les Quintes (près du Mans). Pour RTE, cette ligne s’avère nécessaire pour éviter les risques de pannes suite au renforcement de la production sur le site de Flamanville. Si le projet suit son cours, les premiers pylônes sortiraient de terre vers 2010.
Un tel projet mérite un débat public suivant une procédure prévue par la loi. Une commission particulière (CPDP THT Cotentin Maine) a été nommée par l’échelon national pour le mettre en œuvre. Son président, Jean-Pierre Giblin, tient à préciser « qu’elle est neutre, indépendante de RTE, des acteurs économiques, des collectivités territoriales, des associations ». Ses cinq membres ont été choisis pour leur compétence, leur expérience… On trouve un ingénieur général des Ponts et Chaussées, un sociologue, un paysagiste, un retraité exploitant agricole, un ingénieur du Génie rural des eaux et forêts.
« Notre mission est de faire débattre dans un cadre respectueux et équilibré. Nous ne donnons pas d’avis, nous rendons compte des débats », observe le président. Le débat public va durer quatre mois à partir du 24 octobre. Une réunion de lancement pour l’Ille-et-Vilaine est fixée au 8 novembre à 19 h au Centre culturel Jacques Duhamel à Vitré. Une autre sur le thème Choix énergétiques et alimentation électrique du Grand-Ouest aura lieu le 16 novembre à 19 h au Carré Sévigné à Cesson-Sévigné. Des réunions de proximité seront organisées (consulter le site internet www.debatpublic-THTcotentin-maine.org pour plus d’information)
Les réunions ouvertes à tout public ne sont pas le seul lieu d’expression. Toute personne ou groupe peut donner son avis au travers des « cahiers d’acteurs » ou encore poser des questions à la Commission. Le dossier de présentation de RTE, le journal des débats, le site internet sont autant de moyens d’information.
Qu’adviendra-t-il des toutes ces contributions ? « Le maître d’ouvrage ne peut pas ne pas prendre en compte les remarques faites », estime Jean-Pierre Giblin. Elles lui serviront à présenter un projet précis qui sera soumis ultérieurement à une enquête publique classique. En attendant, place au débat.
Paul Chauvin
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