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Après la "Fête de l'agriculture particulièrement réussie à Malestroit, grâce à leur dynamisme mais aussi aux partenariats avec différents secteurs agroalimentaires, les Jeunes Agriculteurs ont eu à se mobiliser pour défendre le prix du litre de lait.
L'accord "politique" qui vient d'être conclu au niveau national est loin de les satisfaire et ils attendent avec impatience un calendrier de travail pour reprendre les véritables négociations.
Accélérer les plates-formes de vente
Les Jeunes Agriculteurs du Morbihan souhaitent mettre à profit cette trêve (du moins si les entreprises respectent l'accord), pour faire avancer d'autres dossiers. Celui qui leur tient le plus à coeur actuellement est celui des plates-formes communes de ventes entre entreprises agroalimentaires et en particulier en lait. Une idée qui n'est pas nouvelle et que les Jeunes veulent imposer.
Ces plates-formes ont pour objectif d'une part de pouvoir répondre à des marchés de grands volumes s'ils se présentent et d'autre part de peser un peu plus face aux centrales d'achats et des "hard discounters".
Dans un premier temps, ils veulent avoir un chiffrage de la situation et des besoins pour aboutir aux objectifs. Pour cela, ils vont mettre en place un comité de pilotage et mener, en partenariat avec d'autres organisations et avec les entreprises (du moins l'espèrent-ils), différentes études dont les conclusions devraient être présentées à leur prochaine assemblée générale en fin février prochain.
Pour les JA, "il y a disproportion dans la répartition de la valeur ajoutée et il faut travailler sur les partenariats. Si les transformateurs n'en étaient pas convaincus, nous allons les aider à s'en convaincre car ça va beaucoup trop lentement "
Cette première étape sera donc un état de la situation et des besoins. Ensuite, s'il y a transparence, on peut imaginer que les producteurs eux-mêmes fassent également un effort pour la mise en place concrète de ces plates-formes de vente. La première filière étudiée sera celle du lait, mais d'autres devraient suivre.
Accélération des installations laitières
L'installation reste aussi bien sûr une préoccupation majeure des JA. Au 1er septembre, pour l'année 2005, il n'y en avait encore que 59. Toutefois on devrait au total arriver à une bonne centaine pour la fin de l'année, en raison d'une accélération des installations en lait pour pouvoir bénéficier des aides directes sur les rallonges laitières. Ainsi, d'ici mars 2006, il pourrait de ce fait y avoir de très nombreuses installations laitières (126 en prévision).
Ces installations sont d'autant plus prévisibles qu'il ne devrait pas y avoir de restrictions sur les aides à l'installation. Par contre, celles-ci sont menacées pour les aides à l'accompagnement, ce que dénonce évidemment le président Franck Pellerin : "Il n'y a pas de ligne politique claire ni de cohésion des mesures. Alors que le gouvernement prône une politique de création d'entreprises, pour l'agriculture les crédits sont menacés. Nous demandons plus de cohérence".
Jean Louis Le Rest
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