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Pour nous, c'est une bonne occasion d'ouvrir les portes de l'exploitation. On se plaint parfois que les hommes politiques ne viennent pas sur le terrain se rendre compte de nos préoccupations", témoigne Marie-Pierre Dumast. Faisant mentir le préjugé, Gilles Lagarde, secrétaire général de la préfecture d'Ille-et-Vilaine depuis mars 2004, s'est rendu sur l'exploitation des Dumast, en Earl à Janzé, le 4 août dernier. Organisée par la FDSEA et les JA, la visite avait pour objectif de montrer un exemple d'exploitation confrontée à la mise aux normes, à la Pac et à des difficultés d'agrandissement, puis d'aborder de façon plus générale les problèmes des agriculteurs. Une discussion avec les responsables professionnels agricoles présents a fait suite à la visite.
Des incertitudes
"Aujourd'hui, ce n'est pas tant la somme de démarches administratives qui rebute, c'est l'incertitude, a expliqué Jean-Yves Dumast au secrétaire général de la préfecture. Qu'on nous dise si, oui ou non, on peut continuer à vivre de notre métier." L'exploitation des Dumast, laitière avec un atelier porc en post-sevrage engraissement, est confrontée à la nécessité de mise aux normes, avec construction d'une fosse et d'une fumière. "D'un côté, il y a des obligations, coûteuses. De l'autre, il y a des incertitudes, sur l'évolution de la rémunération et du prix des produits, a commenté Jo Ménard. Ici, les exploitants ne peuvent pas agrandir leur atelier porc, étant en Zes. Or le canton de Janzé était à la limite, en 2002. Il faudrait réactualiser les choses."
À l'écoute
"Si les choses ont évolué en matière de qualité de l'eau, il faut les regarder", a répondu Gilles Lagarde. Avant de préciser : "Le débat n'est pas ouvert. Pour l'instant nous avons une contrainte, nous sommes obligés de donner à Bruxelles des signaux sur la qualité de l'eau."
À l'écoute de la profession, le représentant de la préfecture a aussi évoqué la complexification du plan prévisionnel de fumure et la multiplication des contrôles en exploitation. S'ils sont inévitables, "il faut essayer de parler la même langue, entre agriculteurs et contrôleurs", a-t-il ajouté.
Anne-Laure Lussou
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