Actualités agricoles Paysan Breton en Bretagne, Côtes d'Armor, Finistère, Ille-et-Vilaine, Morbihan
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Finistère (29)
Plus de la moitié de l'azote résorbée
 
L’excédent d’azote à résorber dans les 29 cantons en Zes est estimé à 15 107 tonnes, soit 32 % de la production totale d’azote d’origine animale de ces cantons.
En avril 2005, les services de l'État dénombraient 117 stations de traitement de lisier porcin en fonctionnement. Ces stations traitent les effluents excédentaires de 145 élevages. "Le taux de résorption global est passé de 21 % en fin 2002 à 52 % au 1er juin 2005 (17 % étant résorbé à la source par l’alimentation biphase, 17 % par transfert, 14 % par traitement et 3 % par réduction d’effectifs)".

La mise en oeuvre de la résorption des excédents d’azote doit être terminée avant la fin décembre 2006. "La montée en puissance de la résorption, notamment au travers de la mise en place des stations de traitement, fait émerger des problématiques nouvelles comme le phosphore ou la gestion du transfert des coproduits et autres produits normalisés", a commenté le préfet lors d'un point presse sur la qualité de l'eau.
Moins 10 mg/l de nitrates
En parallèle des efforts agricoles, les résultats des analyses effectuées en 2004 par la Diren confirment la tendance à la diminution des teneurs moyennes et maximales de nitrates observée depuis 1998 dans les cours d’eau du département. "La diminution de la moyenne des teneurs maximales est de 10 mg/l en 6 ans, mais celles-ci dépassent encore les 50 mg/l dans 5 stations de mesure sur les cours d’eau du nord du département". En ce qui concerne les prises d’eau potable, 3 dépassements par rapport à la concentration maximale admissible en nitrates fixée à 50 mg/l sont toujours observés sur 3 cours d’eau (Kermorvan, Aber Wrac’h et Horn).
La diminution des teneurs en nitrates dans les eaux souterraines se poursuit également. Elle est plus forte dans les captages protégés (11,8 mg/l en 8 ans contre 6,7 mg/l dans les captages non protégés). Durant cette même période, la concentration moyenne en nitrates sur l’ensemble des eaux souterraines est passée de 41,8 à 35,1 mg/l. "L’amélioration est plus marquée dans les captages situés en zone de polyculture-élevage développée où les effets de la protection des captages et des modifications des pratiques agricoles se font plus rapidement sentir (- 11,1 mg/l en 5 ans)».
La chasse aux pesticides dans l'eau
Concernant les pesticides contenus dans les eaux brutes, toutes les valeurs mesurées sont nettement inférieures aux concentrations maximales admissibles. Des concentrations supérieures à 0,1 µg/l ont été mesurées, pour au moins une molécule, au niveau de 23 prises d’eau en rivière (26 en 2003). Pour 2 d’entre elles les valeurs maximales ont été comprises entre 0,4 et 0,6 µg/l.
Les molécules les plus fréquemment retrouvées sont, dans les eaux superficielles, l’AMPA, métabolite du glyphosate, et dans les eaux souterraines la déséthyl-atrazine, métabolite de l’atrazine dont l’utilisation est pourtant interdite depuis le 30 septembre 2003.
La tendance à l’augmentation des concentrations de certains produits phytosanitaires dans les eaux a conduit à interdire par arrêté préfectoral du 7 avril 2005 l’application de ces produits dans et à proximité des fossés, canaux, cours d’eau et points d’eau.
Comme les années passées, les concentrations dans les eaux traitées sont nettement plus faibles que celles des rivières du fait de la mise en place de traitements correctifs dans les usines de potabilisation (utilisation de charbon actif en poudre comme réactif ou filtration sur charbon actif en grain).

Didier Le Du



Recherche de nouvelles molécules


"Les pesticides peuvent présenter des risques pour l’homme et l’environnement, ce qui a conduit le législateur à fixer des limites de qualité dans les eaux brutes et dans les eaux traitées", commente l'État. Et de préciser : "Les valeurs définies pour les eaux de consommation peuvent être considérées comme des valeurs de précaution sachant qu’elles sont nettement inférieures pour la majorité des substances aux niveaux de référence fixées par l’Organisation Mondiale de la
Santé.
Afin de suivre au plus près l’évolution des usages en pesticides de nouvelles molécules ont été ajoutées à la liste des produits déjà analysés les années précédentes, notamment les amides, les carbamates, les sulfoviniques et les triazoles. Désormais les pesticides sont également recherchés dans les eaux souterraines et aux points de mise en distribution de l’eau.

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Date de l'article : semaine du N° du 22 au 29 Juillet 2005
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Les glaces, délices de la ferme de Patricia et gilles





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