Actualités agricoles Paysan Breton en Bretagne, Côtes d'Armor, Finistère, Ille-et-Vilaine, Morbihan
Sommaire | " LES DÉPARTEMENTALES " | 29 | Article n°5294 |
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Finistère (29)
Produire le Charolais qu'il faut
 
Aujourd'hui, dans la viande, c'est le flottement. Responsable de ce doute qui touche les éleveurs : la mise en œuvre de la nouvelle Pac avec le découplage total, partiel ou absent des aides. Que vont faire les engraisseurs ? Combien de troupeaux laitiers vont être transformés en troupeaux allaitants ? etc. Tant que le montant définitif des DPU n'est pas arrivé dans les fermes, il est trop tôt pour se prononcer.
Mesurer l'intérêt économique
Une seule certitude prévaut : la production de viande ne pourra plus se raisonner comme avant. D'une production pilotée par l'optimisation des primes, la viande bovine devient une production guidée par les marchés.
Lors de l'assemblée générale du syndicat charolais qui se tenait à Berrien, Jean-Yves Carré, conseiller viande bovine à la Chambre d'agriculture, a insisté pour que les éleveurs prennent tout en compte s'ils étudient un éventuel abandon de l'engraissement au profit de cultures de céréales et de maïs grain. "Il faut tenir compte de l'augmentation de la fertilisation minérale nécessaire pour remplacer le fumier, des économies de paille, des frais financiers court terme, de l'évolution du prix des céréales, etc.".
Il a présenté un graphique d'utilisation très simple qui situe l'opportunité ou non de faire du JB en fonction du prix d'achat du broutard et du prix de vente du JB. Ex. : "Avec un broutard à 800 †, il faudrait vendre à plus de 2,80 †/kg de JB pour que la production de taurillons soit rentable". Question de la salle : Quel sera le prix du broutard en 2006 ? Et de la viande en 2007 ? "Ce qu'on sait c'est que l'UE est rentrée en période de déficit depuis 2 ans. Que les Italiens, qui font le prix du broutard, continuent à remplir leurs ateliers malgré un découplage des aides déjà opérationnel chez eux. Par ailleurs, nous pensons que sur la période des 2 à 3 ans à venir, le prix de la viande devrait se tenir".
La carcasse que le client souhaite
Dans le sillage de ces interrogations sur les prix, Marcel Boullier, responsable du groupement viande bovine de Coopagri Bretagne, insiste sur les règles du commerce et la demande des clients. "Il faut produire le type de carcasse que le client souhaite", dit-il, en se référant aux demandes répétées des commerciaux de Socopa qui veulent tel type de carcasse pour tel type de marché. Et de prendre l'exemple du marché allemand qui recherche des carcasses de 380 à 470 kg avec code 38 (charolais pur ou croisé). Or, aujourd'hui, avec un prix linéaire relativement soutenu quel que soit le poids, les éleveurs privilégient l'alourdissement de carcasse. Conséquence : ce marché bien cadré en termes de demande peut échapper aux Bretons.
Ce dysfonctionnement commercial a conduit Coopagri à proposer un partenariat éleveurs-abattoir (Socopa). Objectif recherché : "Un bon prix pour les bons animaux au bon moment", résume M. Boullier. Et d'ajouter : "Il s'agit d'une contractualisation pour sécuriser l'éleveur dans son revenu et l'abatteur dans ses approvisionnements. Le principe est de partager les risques, avec une part de prix dépendante du prix de revient et une part liée au marché".
Le paiement de l'éleveur se fait selon un cahier des charges, avec plus-values et moins-values de conformité. "Plus-values pour les carcasses de 380 à 470 kg et moins-values pour les carcasses trop légères ou trop lourdes". Ce système n'est pas sans rappeler la grille de poids en place en production porcine et qui aujourd'hui permet une bonne homogénéité des carcasses.

Didier Le Du



100 % d'IA à l'élevage Thomas

À l'issue de l'assemblée générale, les adhérents au syndicat charolais ont visité l'élevage de Thierry Thomas, éleveur de 60 Charolaises à Berrien.
Installé en 1988, cet éleveur insémine depuis 8 ans. De la moitié des vaches inséminées il y a 3 ans, T. Thomas est passé à 100 % en 2005. "En 2004, les 49 vaches inséminées ont donné naissance à 47 veaux".
Le choix d'inséminer s'inscrit dans une logique d'amélioration des qualités maternelles, de facilité de naissance, de croissance, de fertilité et d'aptitudes laitières du troupeau.
Les inséminations ont lieu de janvier à avril. La détection des chaleurs à l'étable n'est pas perçue comme un inconvénient par cet éleveur qui déclare bien connaître ses animaux et qui est aidé dans la tâche par une caméra de surveillance.



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Date de l'article : semaine du N° du 15 au 22 Juillet 2005
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Les glaces, délices de la ferme de Patricia et gilles





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