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Le 22 juillet prochain, un conseil d’administration de Prim’Holstein France ne comportera que des éleveurs. Il s’agira d’élaborer des propositions pour sortir la structure de l’impasse dans laquelle elle se trouve depuis le départ des unités de sélection de la discussion sur son avenir. « Nous voulons rester maître de notre destin », a clairement dit Bruno Béchet à la présidence depuis le 19 avril dernier. Il était avec Sylvie Garreau, la directrice, les invités d’Holstiva lors de la dernière assemblée.
Le rapport Dassonville sur l’Upra Prim’Holstein préconise de revoir la base de sélection, d’assurer un équilibre entre collèges et de séparer les activités en deux : les services d’un côté et les activités obligatoires (livre généalogique..) d’autre part. En fait les relations sont difficiles de longue date entre le collège des éleveurs et les unités de sélection. Jean-Claude Neveu, président du CIA d’Ille-et-Vilaine, estime que « les fondations de l’Upra ne sont pas bonnes », notamment avec la non-intégration des syndicats de race. Il se veut constructif pour avancer et veut éviter la division entre éleveurs.
Le devenir de l’Upra n’est pas assuré, même si aujourd’hui elle est bien gérée. Les éleveurs tiennent à ce service qui représente pour eux la neutralité et qui permet de fixer l’orientation de la race. C’est, par exemple, de savoir qui assure le pointage des filles de testage ? Ou encore de savoir si tous les éleveurs peuvent disposer de ces données ? Ils ont aussi répété de
« ne pas les oublier ». Il y a trop d’écarts entre l’éleveur de base et les décideurs « souvent avec de multiples casquettes ». Holstiva pourrait être le relais de l’Upra.
Changements en vue
La turbulence n’est pas qu’au sein de Prim’Holstein France. La réforme de la loi sur l’élevage, qui sera décidée par ordonnance, va consacrer le désengagement de l’Etat (politique et surtout financier), la libre concurrence. On va retrouver dans la nouvelle configuration l’Etat, les organismes de sélection (qui pourraient être les Upra), les entreprises de sélection (unités de sélection actuelles) et les entreprises partenaires (contrôle de performances, mise en place des semences…). Ces dernières seront ouvertes à la concurrence assez rapidement. La mission de l’organisme de sélection reste encore floue : orientation du programme d’amélioration génétique, livre généalogique, promotion de la race… ? Les entreprises de sélection (des organismes économiques) seraient chargées de conduire les programmes de sélection et de diffuser la génétique.
Les discussions sont à plusieurs niveaux avec des enjeux importants pour l’avenir. Gérard Perrigault, le président d’Holstiva insiste pour que tout soit fait « pour trouver un consensus et ainsi donner une image d’unité au niveau national ». Chacun a besoin de l’autre. Les missions de chaque partie sont à redéfinir.
Paul Chauvin
Une année à Holstiva
Concours
6 éleveurs et 11 animaux au National de Pau, 40 animaux au Space avec en prime la championne adulte (New Look à Yannick Paumier de Guipry), 6 vaches pour le concours des 100 meilleures vaches à Paris, 3 éleveurs au Simagéna, telle a été l’activité pour les concours nationaux. Le départemental (166 places) a fait le plein avec 66 éleveurs. Il a consacré Nature à l’Earl Sachet de Domloup. L’innovation a été un classement uniquement sur la morphologie, « La Prim'Holstein n’a plus rien à prouver en matière de production ». Petite déception pour le Régional de Saint-Brieuc avec seulement 32 vaches, mais le prix de la meilleurs mamelle adulte avec Libérée est revenu au Gaec de la Yardais à Plélan-le-Grand. Prochain régional à Rennes en 2006 lors de la Foire de Rennes.
Chaque année, Holstiva met en place des formations de juges (une quarantaine de participants) pour juger dans les comices. L’association s’investit dans le clippage en envoyant deux jeunes participer à une formation en Belgique.
Vente
Une vente de vaches en lait avait été programmée début septembre 2004. Faute d’avoir suffisamment d’animaux inscrits, elle a été annulée. « Que faut-il faire pour réussir ces ventes, se demande Gérard Perrigault le président d’Holstiva. Il faut être vendeur et acheteur et ne pas hésiter à s’échanger de très bons animaux ».
Génétique
Une centaine d’élevages ont acheté 1500 doses provenant de 25 taureaux dont 20 étrangers. Un petit souci dans les prix : ils peuvent varier pour un même taureau.
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