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À 18 mois des prochaines élections Chambre d'agriculture, l'équipe du président, Jacques Jaouen, dresse un bilan anticipé du mandat en cours. "Les agriculteurs l'ont demandé, nous l'avons fait". La formule évocatrice empruntée à la publicité devient slogan de communication agricole de l'organisme consulaire. Ça sent comme un petit air de pré-campagne…
Recettes des services et frais de personnel
Reste que derrière la formule, il y a les chiffres, comme l'explique Luc Baugé de la Roque, directeur de la Chambre. "Face à la baisse des financements publics, la Chambre s'est employée à améliorer les recettes des services qui ont augmenté de 10 %" .
Mais c'est – surtout – du côté des charges que s'est édifié l'équilibre financier. "Grâce à une politique de redéploiement au sein du groupe, les départs n'ont pas été remplacés et le nombre de salariés a été réduit de 24 équivalents temps plein, soit une diminution des effectifs de 11 %" .
Cette politique a permis à la Chambre de recouvrer une certaine santé financière. "Nous sommes en bonne voie pour atteindre l'objectif de 55 jours de fonds de roulement fixé à l'horizon 2007", poursuit le directeur. Jacques Jaouen ajoute : "On construit le budget comme dans une entreprise. Entre autres en partant des moyens dont on dispose".
Pas question pour autant de revenir sur l'augmentation de l'impôt Chambre d'agriculture, votée en 2003 (+ 3,4 %) quand les comptes battaient de l'aile. "Au dernier bureau nous avons réfléchi à une baisse éventuelle. Mais si elle a lieu, elle sera à dose homéopathique", assure J. Jaouen. Et d'argumenter : "Les subventions Adar (ex-Anda) ont déjà baissé de 23,4 % et ça va continuer. Nous nous interrogeons également sur le devenir de la taxe foncière qui représente 37 % du budget de la Chambre". Bref, l'heure est à "l'anticipation", comme l'a répété plusieurs fois le président.
Nouvelle organisation en territoires
Parallèlement à la régionalisation de la recherche appliquée qui, elle aussi, se traduit par une réduction du budget de fonctionnement de 20 % des stations – objectif déjà atteint sur le département –, la Chambre d'agriculture du Finistère a revu son organisation territoriale. "L'objectif étant de mieux gérer nos ressources et de nous rapprocher des agriculteurs", commente Alain Hindré, vice-président. Et d'expliquer : "Depuis le début de l'année, la Chambre est passée d'une gestion en filières à une gestion de territoires plus adaptée aux problématiques d'aujourd'hui".
Concrètement le département est divisé en 4 territoires : Brest, Châteaulin/Carhaix, Quimper/Quimperlé et Morlaix/Saint-Pol. "Notre nouvelle organisation nous permettra de mieux faire remonter les préoccupations des agriculteurs et d'assurer de meilleurs échanges entre le niveau local, départemental et régional. Elle facilitera la transversalité et des échanges plus directs entre les différents territoires dans une position départementale partagée", précisent les élus.
Didier Le Du
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