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La commission agronomie de la Chambre d'agriculture avait décidé pour cette année de faire le point sur la conduite optimale des cultures dans le contexte actuel de la Pac. Pour cela, avec Arvalis Institut du Végétal et les coopératives Cam et Cecab, elle invite les agriculteurs sur la plate-forme cultures de la station de Kerguéhennec à Bignan, les mercredi 8 juin ou jeudi 9 juin, de 13 h 30 précises à 17 heures.
Ces journées seront des temps forts pour l'apport de connaissances nouvelles en matière de conduite des cultures. Ce sera l'occasion d'échanger sur les pratiques entre agriculteurs et les différents partenaires.
Les visites seront guidées et se feront dans le cadre de quatre ateliers : les enjeux des mycotoxines, les itinéraires techniques des céréales à paille, le point sur le non labour et le désherbage du maïs.
Maîtriser les mycotoxines
Un nouveau règlement sur la qualité sanitaire devrait rentrer en application dans un an. Sur les céréales à paille, les teneurs en mycotoxines ne devront pas dépasser certains plafonds. Elles sont produites en particulier par la fusariose et c'est donc cette maladie des céréales qu'il faudra maîtriser.
Le développement des fusarioses est lié à de nombreux éléments, parmi lesquels la sensibilité des variétés, le précédent, les résidus de cultures... L'application d'un fongicide spécifique à lui seul n'est pas suffisant et ne peut venir qu'en complément, en particulier les années où le risque climatique est important (pluies et humidité autour de la floraison).
Au-delà de la qualité sanitaire, c'est évidemment le rendement qui peut être très pénalisé par les fusarioses. Tous les aspects de la maîtrise seront abordés dans cet atelier.
Les itinéraires pour les meilleures marges
Depuis plusieurs années, les organismes concernés par les céréales à paille travaillent sur un réseau d'essais pour adapter les variétés et les conduites de la culture aux évolutions de prix. L'objectif est bien sûr une optimisation des charges pour obtenir la meilleure marge et non le rendement maximum.
Deux itinéraires semblent pour l'instant se dégager. L'un visant un rendement élevé avec des variétés à haut potentiel et l'autre avec un coût réduit où l'on vise une diminution des intrants avec une logique basée sur l'utilisation de variétés multirésistantes aux maladies. Quel que soit le choix, le suivi attentif des cultures reste l'élément clé de la réussite.
Le point après 5 années de non labour
Depuis l'année 2000, la station de Kerguéhennec a mis en place des essais sur l'impact du non labour en zone de polyculture élevage, avec épandage d'effluents animaux.
Dans ces essais, sont bien sûr mesurés les rendements mais aussi l'évolution de la porosité du sol, les transferts d'herbicides, l'impact sur la flore et les maladies, les temps de travaux et les coûts, l'intérêt du fissurage ... Après ces 5 années de suivi, des conclusions peuvent déjà être tirées. En particulier, l'arrêt du labour doit s'accompagner d'une évolution des pratiques culturales pour limiter les risques.
Les nouvelles stratégies du désherbage du maïs
La disparition du filet de sécurité qu'était l'atrazine a entraîné une évolution de la flore et même l'apparition de nouvelles adventices dans les maïs. On observe une diversification vers une flore céréalière plus difficile à maîtriser.
Cette évolution impose des stratégies plus complexes, que ce soit pour le choix des molécules et aussi pour les conditions d'application. La lutte doit maintenant se raisonner davantage dans le cadre d'une approche globale de la gestion et de la maîtrise des adventices dans la rotation, en y incluant des interventions mécaniques en interculture.
Bâchage et débâchage des bennes et caissons sont des opérations à risque
MSA du Morbihan et la CAM ont mené une action commune pour limiter les risques des bâchages et débâchage des camions agricoles.
L'action a été présentée aux coopératives et négociants, constructeurs et conseillers en prévention.
Un chauffeur de coopérative ou chez un négociant accomplit de la conduite bien sûr, mais aussi bien d'autres activités et en particulier le bâchage et le débâchage des bennes et caissons (légumes, céréales ...) qui sont des opérations parfois difficiles, avec des risques de chute de hauteur. À titre d'exemple, la Cam dispose de 134 caissons (légumes et céréales) et 35 camions ou remorques porte-caissons.
Chaque année, un chauffeur de la CAM réalise environ 900 opérations de bâchage-débâchage, soit au total pour l'entreprise 13 000 situations potentiellement dangereuses.
Des aménagements sur des caissons rudimentaires
Les bennes de récolte agricoles sont le plus souvent dépourvues de moyens d'accès et d'intervention sécurisés en hauteur. Les fabricants ne proposent que des aménagements sommaires, d'où un équilibre précaire pour l'intervenant. Pour faciliter l'accès du sol à une passerelle, permettre le déplacement latéral et protéger de la chute, un certains nombre d'aménagements ont été réalisés.
Pour les caissons légumes, des plates-formes d'appui plus larges et profondes, avec un garde-corps pivotant et repliable. Une échelle verticale à barreaux larges, soudée au caisson permet d'y accéder.
Pour les caissons céréaliers, des plates-formes antidérapantes ont été fixées. Une échelle repliable permet d'y accéder. Un système de bâche coulissante est manoeuvré par une manivelle depuis le sol, ce qui évite de monter sur le caisson. Une caméra, avec écran dans la cabine, a été installée à l'arrière du camion pour éviter d'endommager l'ensemble des dispositifs lors des manoeuvres d'arrimage du caisson.
À ce niveau de la sécurité, MSA et Cam souhaiteraient que les constructeurs intègrent la sécurité dès la conception, en installant des système du type de ceux qui ont été expérimentés.
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