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Les Blondes de Pierre Le Guyader ne font pas dans la demi-mesure. Cet élevage finistérien est réputé pour le fort gabarit de ses animaux. Les impressions de l'œil sont attestées par les performances bouchères mesurées sur la bascule : En 2004, le poids moyen des JB s'est établi à 506 kg de carcasse (16,5-17 mois d'âge) ; celui des femelles à 546 kg (dont 17 sur 23 classées U=).
Depuis 2003, cet élevage est passé à l'insémination intégrale. "Avec le regroupement des vêlages en automne, c'est parfois 4-5 vaches, voire plus, qui viennent en chaleur le même jour. Un taureau ne pourrait pas assurer la saillie de tant de vaches à la fois", commente l'éleveur qui voit également dans ce choix, l'aspect amélioration génétique. "La palette de taureaux disponibles permet une bonne variabilité au sein du troupeau et une originalité aussi intéressante qu'en saillie naturelle". Les taureaux les plus utilisés pour la campagne 2005 sont : Tilbury, Orion, Oulou.
Pour que cette méthode de reproduction ne se traduise pas par un surcroît de travail et un décalage annuel des vêlages, les inséminations sont regroupées de novembre à mars. "Je ne veux pas de veaux après le 1er janvier. Aussi, au 10 mars, j'arrête les IA. Les vaches non fécondées à cette date sont destinées à la réforme. C'est sûr, il ne faut pas faire de sentiment car, avec cette rigueur de calendrier, on est amené à réformer même des bonnes vaches. Mais c'est l'objectif que je me suis fixé notamment pour bien concentrer les vêlages en automne", commente l'éleveur.
"Aller parmi les vaches"
La pratique de l'insémination demande une surveillance assidue du troupeau. "Pour une bonne détection des chaleurs, il faut aller parmi les vaches. Il faut connaître ses animaux, ce qui permet de deviner certaines chaleurs plus discrètes". Moyenne en quoi, l'insémination artificielle en troupeau allaitant peut donner de bons résultats comme l'attestent les 82 % de réussite en 1e IA sur cet élevage.
Cette réussite est aussi à rapprocher de l'alimentation équilibrée des animaux, traduite par un bon état des vaches.
"En 2004, la ration hivernale des vaches était à base de maïs et de la paille d'orge, complétés par 1 kg de tourteau de soja. Cet hiver, elles reçoivent du maïs ensilé et de l'enrubanné".
D. Le Du
L’exploitation
Surface :
- SAU : 63 ha
- Maïs : 12 à 14 ha
- Céréales : 6 à 7 ha
- Herbe : 40 à 42 ha
- Jachères : 2,5 ha
Troupeau :
- 60 vaches en système naisseur-engraisseur
- Vêlages d'automne
Reproduction :
- 100 % IA depuis 2003
- 3 veaux nés en 2004 évalués à la station de Casteljalloux ; deux sont qualifiés RRJ et un RRJ* retenu par Midatest
Alimentation :
- Génisses de 1 an : herbe + enrubanné + 2 kg d'orge (puis maïs ensilé et enrubanné)
- Génisses de 2 ans : maïs ensilé + enrubanné
- Veaux : complémentaire unique du commerce, moitié orge
- Taurillons : maïs ensilé + 1,2 kg de soja + 3 kg de blé + 100 g de bicarbonate + 150 g de minéral.
Sanitaire :
- Pas de vaccins utilisés de façon systématique
- Durant la période de stabulation, les veaux ont accès à l'extérieur par un portillon percé dans le mur : "Ça permet de baisser la pression sanitaire, ce qui a un impact favorable sur les problèmes respiratoires et les diarrhées", commente Raymond Barré, technicien viande bovine à la Chambre d'agriculture.
Le transfert des DPU par clause contractuelle est généralisé
A la suite de la remise du « livre blanc » sur la mise en œuvre de la réforme de la politique agricole commune (P.A.C.) le 11 mai 2005, le ministre de l’agriculture, de l’alimentation, de la pêche et de la ruralité a décidé, dans un souci de simplification du dispositif d’établissement des droits à paiement unique (D.P.U.), de privilégier le transfert direct de ces droits entre le cédant et le repreneur du foncier, par clause contractuelle.
La D.D.A.F. d’Ille-et-Vilaine informe en conséquence les exploitants qui ont repris du foncier depuis le 1er janvier 2000 (et non plus seulement à partir du 15 mai 2004) qu’ils doivent impérativement établir avec les exploitants précédents des clauses rétroactives qui leur permettront de bénéficier des aides découplées à compter du 15 mai 2006 sur les surfaces reprises.
Le principe retenu de transfert des D.P.U. depuis le 1er janvier 2000 sur la base d’une clause contractuelle établie entre le cédant et le repreneur présente un double avantage :
- il permettra à l’agriculteur repreneur de connaître immédiatement les D.P.U. auxquels il pourra prétendre en mai 2006,
- il préservera le recours à la réserve pour les réelles priorités définies en concertation avec le monde agricole : installation des jeunes agriculteurs, investissements significatifs intervenus avant le 15 mai 2004 et corrections des situations avérées de distorsion de concurrence.
Les modalités complètes de mise en œuvre des D.P.U. seront prochainement présentées au conseil supérieur d’orientation (C.S.O), annoncé le 7 juin 2005.
Par ailleurs, le ministère a indiqué que l’envoi aux agriculteurs des notices et des références historiques aurait lieu en septembre 2005.
Aussi, la D.D.A.F. recommande vivement aux agriculteurs de se préoccuper dès à présent de l’établissement de ces clauses.
Communiqué DDAF
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