Actualités agricoles Paysan Breton en Bretagne, Côtes d'Armor, Finistère, Ille-et-Vilaine, Morbihan
Sommaire | " LES DÉPARTEMENTALES " | 29 | Article n°5160 |
Recherchez  dans  Recherchez
Recherche avancéeRecherche avancée
Archives (prochaine parution le 25 mai 2012) Recevoir les articles par mailAlerte email
 
 
Finistère (29)
(29) Le déficit de salariés devient crucial
 
Un chômage évalué à 10 % de la population active. Des pans entiers de l'économie, dont l'agriculture, qui n'arrivent pas à recruter. La situation interpelle ou irrite. Et c'est pour clarifier ce "french paradoxe", qui touche aussi l'agriculture, que la section employeurs de la FDSEA a initié un débat avec les partenaires de l'emploi (structures agricoles, services publics de l'emploi, Assedic, etc.).
Pas question pour autant de rabaisser le débat à l'équation facile : "Y a qu'à mettre les chômeurs au boulot". Gilles Tanguy, président de la section employeurs de la FDSEA, refuse cet amalgame facile. "Il n'y a pas de solution monolithique. Ce que l'on souhaite, c'est élever le débat et déboucher sur des pistes qui permettront aux agriculteurs-employeurs de trouver des solutions pour faire face à la pénurie de main-d'œuvre". Une main-d'œuvre qui, malgré les campagnes de communication successives, se fait de plus en plus rare (lire encadré).
Pas de main-d'œuvre étrangère à vil prix
La section syndicale, qui considère que "l'excellence de l'entreprise passe par les hommes et les femmes qui y travaillent", n'est en revanche pas en pénurie d'idées pour inciter les salariés à rejoindre les métiers de la production.
"La main-d'œuvre étrangère est une des solutions quand on a épuisé toutes les autres voies", pense G. Tanguy, regrettant les freins actuels pour l'embauche d'Européens de l'Est. Et de préciser aussitôt : "Loin de nous de vouloir exploiter de la main-d'œuvre en la payant à vil prix. Les agriculteurs restent de petits employeurs, de petits artisans. L'objectif est de faire tourner les outils de production dont certains, aujourd'hui, ne peuvent plus récolter ou ne peuvent plus faire face à la charge de travail".
Autre voie à explorer citée par ce responsable professionnel : inciter les personnes inscrites à l'ANPE à rejoindre l'agriculture. "Pour que cela soit possible, il faut des passerelles. Même si ce n'est pas le métier qu'elle recherche, une personne peut très bien travailler dans l'agriculture tout en continuant ses recherches d'emploi dans un autre secteur", maintient ce responsable. Et de s'adresser également aux agriculteurs : "Il faut aussi savoir séduire ce public, sachant que la perle rare, formée et immédiatement opérationnelle, n'existe plus sur le marché du travail". À moins d'aller la débaucher chez son voisin. Mais ce transfert d'une exploitation à une autre ne fait que reporter le problème.
Favoriser la mobilité
Certes, dans le "gisement" de chômeurs, il y a une part "d'inemployables", comme le constate au quotidien Gilles Burel, animateur de l'AEF. "Mais il y a un pourcentage qui pourrait trouver du travail dans notre secteur". Et de citer un exemple : "Le répertoire opérationnel des métiers de l'ANPE de Quimper compte 109 personnes inscrites en agriculture, mais 80 % sont sur le registre végétal. Or, en Sud-Cornouaille, il n'y a pas d'emplois dans le végétal, mais seulement dans l'animal".
Cet état des lieux a conduit l'AEF, en partenariat avec l'ANPE, à convoquer ces personnes en recherche d'emploi à une réunion, suivie d'une proposition d'entretiens individuels. "L'objectif étant de favoriser, ici encore, une mobilité entre métiers".
Reste que, pour qu'il y ait une meilleure fluidité de l'emploi, "il faut aussi que l'attractivité des aides sociales qui fait qu'on n'a pas envie de travailler soit moins forte que celle d'un salaire en fin de mois", suggère G. Tanguy. "Tout comme il serait temps que notre Education nationale privilégie les orientations vers les filières qui recrutent". Le débat est ouvert...

Didier Le Du




50 postes à pourvoir immédiatement

L'Association Emploi Formation (AEF), chargée entre autres de mettre en relation offres et demandes d'emplois pour les métiers de la production agricole, comptabilise actuellement 50 postes d'aides, d'agents ou de techniciens d'élevages porcins à pourvoir immédiatement en CDI. "Une telle situation n'avait jamais encore été rencontrée", analyse la structure qui regroupe 80 % des offres d'emplois.

Depuis 2005, l'AEF a reçu 85 offres d'emplois pour 64 candidats dont 31 qui ont déjà une activité professionnelle (En 2004 : 221 offres et 194 candidatures dont plus de la moitié en poste dans un autre élevage).

Les bassins de Pleyben et Châteaulin sont soumis à une forte pression sur l'emploi. Les producteurs isolés des secteurs du Cap Sizun, du Poher et de Quimperlé rencontrent également des difficultés pour recruter, d'autant que la mobilité géographique des candidats est limitée.

Retour Sommaire
Date de l'article : semaine du N° du 3 au 10 Juin 2005
Imprimer l'article Imprimer l'article



Les glaces, délices de la ferme de Patricia et gilles





Dossiers Paysan Breton
Chiffres clés de l'agriculture bretonne
Contact
Abonnez-vous à
Paysan Breton
Recherchez une
petite annonce
Déposez une
petite annonce
Déposez une
annonce légale


(+ de 12829 depuis 1997)