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Pour sa 4e édition, les Terralies ont renoué avec le succès, après une édition 2004 qui avait un peu déçu par sa fréquentation. Les 25 000 visiteurs, partagés entre le monde agricole et les autres milieux (ruraux et urbains), confortent le salon costarmoricain. Les Terralies ont su trouver le juste milieu entre le salon professionnel et la volonté affichée par les organisateurs d’une large ouverture vers le grand public.
Les visiteurs agricoles ou non ont pu trouver dans ce salon de quoi satisfaire leur curiosité. Les professionnels, attirés par les concours animaux, n’avaient que l’embarras du choix puisque toutes les races laitières et les races à viande étaient représentées, les passionnés de matériels ont découvert un espace enrichi de nouveaux exposants. La présence de l’ensemble de leurs partenaires des organisations de services ou économiques leur donnait en outre l’occasion de dialoguer, de s’informer sur leurs préoccupations.
L’orientation vers le grand public, prise dès la venue des Terralies sur Saint-Brieuc, se confirme et s’amplifie. Outre la ferme découverte qui attire toujours la foule, les organisateurs avaient voulu faire de l’alimentation un nouvel axe de développement et de communication. L’espace produits du terroir de la grange gourmande, les dégustations de viandes, les conférences organisées sur l’alimentation ont ainsi permis de jeter les bases de ce qui pourrait devenir un axe fort des Terralies. « Pour la première fois, nous les agriculteurs, nous osons parler de nos produits, de leur qualité … ». explique le président des Terralies.
Sans doute est-il difficile de mesurer précisément la portée d’une telle manifestation. Deux jours pour parler d’agriculture et d’agroalimentaire, c’est court. Mais la manifestation se cumule avec d’autres initiatives, comme les fermes ouvertes ou d’autres opérations de communication. Un travail de longue haleine pour réconcilier l’agriculture et le reste de la société. Montrer qu’avec d’autres, les agriculteurs sont acteurs sur le territoire, se préoccupent de l’environnement, sont créateurs de richesse et d’emplois. Une manière aussi, dans une période économique délicate, d’attirer des jeunes vers des métiers de l’agriculture et de l’agroalimentaire.. Le renforcement de la «plaine de l’emploi», la présence de quelques entreprises sous l’égide de la CCI (Chambre de commerce et d’industrie) vont dans ce sens.
Pierrre Dénès
Accord sur le lait, réaction positive de la Fdsea
L’accord intervenu sur le prix du litre de lait (voir page 6) limitant la baisse dans les entreprises non concernées par le lait de consommation a été accueilli plutôt favorablement par le président de la section laitière de la Fdsea, Jean-Jacques Poézévara. «Certes, il est toujours difficile d’accepter une baisse, mais ce résultat moins pénalisant que celui envisagé par les entreprises montre que notre action à pesé sur les négociations». Le maintien du dialogue interprofessionnel est par ailleurs jugé comme un élément favorable, et donne l’espoir de retrouver plus de sérénité dans les relations entre représentants des producteurs et des entreprises. Pour autant, le président annonce que les producteurs vont rester vigilants sur l’application de l’accord, ainsi que sur les relations entre entreprises et Grande distribution.
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