Actualités agricoles Paysan Breton en Bretagne, Côtes d'Armor, Finistère, Ille-et-Vilaine, Morbihan
Sommaire | " LES DÉPARTEMENTALES " | 29 | Article n°5108 |
Recherchez  dans  Recherchez
Recherche avancéeRecherche avancée
Archives (prochaine parution le 24 mai 2013) Recevoir les articles par mailAlerte email
 
 
Finistère (29)
L'adaptation, maître-mot du groupement porc Cecab
 
Adaptation. Le mot est revenu plusieurs fois lors de l'assemblée générale du groupement porc. Du côté de la production d'abord, quand le président, Michel Guernevé, dit : "S'adapter, c'est le maître-mot qui doit nous guider". Même langage côté aval quand le directeur d'Europig, Christian Plat, parle "de poursuite de la réorganisation de l'outil industriel".
Fil d'Ariane de ce message : la nouvelle référence du cours du porc. M. Guernevé se demande en effet "si, aujourd'hui, on ne doit pas considérer 1,20 euro/kg comme un bon cours". Pour autant, le président du groupement estime que l'adaptation à un marché de moins en moins généreux ne doit pas se faire à n'importe quel prix. Et de dénoncer la dérive du fonds d'aide à l'export qui a consisté à exporter des animaux vifs "dans l'unique but de tarir les abattoirs bretons".
Plaidoyer pour la filière
Le travers "de cette fausse bonne solution" conforte ce responsable professionnel dans la défense d'une politique de filière. Et de déclarer sans détour : "Ceux qui jouent le jeu de la cohérence d'une filière doivent être favorisés d'un point de vue financier, mais aussi dans l'organisation de nos relations quotidiennes. C'est le seul moyen de faire avancer cette idée de filière".
Point de vue que les adhérents partagent volontiers, mais qui conduit à cette question récurrente formulée à plusieurs reprises : à quand un réel retour de valeur ajoutée pour les producteurs qui adhèrent à un groupement ayant investi dans l'aval ? Réponse d'Yves Rouault, directeur du groupement : "Pour 150 truies, l'éleveur du groupement a reçu 11 600 euros de plus par rapport à la moyenne Uniporc. D'autre part, grâce à la gestion des reports, nous assurons la fluidité des départs ; nous étions à 1 semaine en fin d'année pendant que d'autres étaient à 2 voire 3 semaines". Complément de réponse plus stratégique de Jean-Pierre Kermoal, président du groupe : "Si personne ne s'était battu pour fixer les outils en Bretagne, la production aurait fui ailleurs".
Réorganisation d'Europig
Le partage de la valeur ajoutée supplémentaire suppose cependant que les outils industriels dégagent de bons résultats. Or, la réorganisation de l'outil Europig à Josselin, engagée en 2004, traduit cette obligation de renouer avec les bénéfices. Rappelons que ce plan d'envergure s'est entre autres concrétisé par une réduction des abattages à 30 000 porcs/semaine (- 19 %) et une réduction de 205 postes de travail.
"La réorganisation industrielle consiste à réduire nos activités en optimisant la valorisation de nos porcs", a expliqué Christian Plat, directeur général de l'abattoir. Et de citer quelques décisions mises en œuvre : "Les unités de vente consommateur (UVCI) ont été industrialisées. La saucisserie, les brochettes et la partie saumure ont été arrêtées. L'outil de congélation a été optimisé, notamment au travers d'une synergie avec la filière légumes".

Cette restructuration a permis de renverser la tendance puisque, sur le dernier exercice, Europig a amélioré la valeur ajoutée de 11,3 %. Mais après avoir été largement négatif
(- 1 837 000 euros), l'excédent brut d'exploitation (EBE) reste fragile (+ 45 000 euros). Prochain cap de la direction : "Continuer à améliorer la performance dans un contexte tourmenté". Pour ce faire, l'adaptation de l'outil industriel va se poursuivre en 2005.

Didier Le Du


Repères

- 459 éleveurs dont 210 naisseurs-engraisseurs (moyenne/élevage : 160 truies)
- 638 000 porcs livrés à Europig (94 % de la production)
- 77 % des porcs sous signes de qualité
- 70 000 places d'engraissement en façonnage
- 10 500 reproducteurs commercialisés
- Prix payé éleveur en CCP/FQC : + 4 ct d'euro par rapport au prix moyen payé Uniporc (+ 3,50 euros/porc)

Retour Sommaire
Date de l'article : semaine du N° du 20 au 27 Mai 2005
Imprimer l'article Imprimer l'article



Une passion qui a du piquant





Dossiers Paysan Breton
Chiffres clés de l'agriculture bretonne
Contact
Abonnez-vous à
Paysan Breton
Recherchez une
petite annonce
Déposez une
petite annonce
Déposez une
annonce légale


(+ de 13906 depuis 1997)