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De 2,4 millions de tonnes (équivalent carcasse) en 1998, la production française de volailles atteint à peine 2 millions en 2004. En Bretagne, c'est encore pire avec une diminution de 28 % sur la même période. Dans le même temps, les exportations sont en baisse constante et les importations en hausse (essentiellement d'origine européenne).
Revenus à la baisse
La baisse de production n'a malheureusement pas servi les prix et, si l'on en juge par les chiffres du CER Bretagne présentés récemment par le service Études, Références et Prospective du CER 56. La rémunération des UTH familiales est à la baisse une fois de plus.
Pourtant, sur le 1er semestre 2004, les marges brutes avaient un peu remonté, mais, c'était pour mieux plonger au 2ème semestre, que ce soit en dinde ou en poulet.
Malgré le 1er semestre 2004 plus correct, les résultats courants 2003-2004 sont à la baisse avec seulement, en moyenne, 10 670 euros par UTH familiale, le plus bas résultat depuis de longues années, exception faite de 1999-2000.
Mais, ce qui est extrêmement surprenant, ce sont les écarts de revenu entre les meilleurs et les plus mauvais résultats. Ainsi (voir graphique), pendant que le quart supérieur est à 26 446 euros / UTH, le quart inférieur est à –2341 euros. Dans pratiquement toutes les productions, on observe des variations de plus en plus fortes, mais ce n'est pas en aviculture, production dite standardisée, que l'on pouvait s'attendre aux écarts les plus élevés.
Les bâtiments récents font la marge, les anciens le revenu
Entre ces quarts supérieurs et inférieurs, on constate une différence de marge brute de 14 euros par m2. Cette différence vient en particulier du poids produit par m2, sensiblement plus élevés pour les meilleurs qui ont aussi des charges opérationnelles inférieures au m2. En moyenne, les producteurs mixtes et les éleveurs de dindes semblent plus pénalisés, mais en réalité, les meilleurs en dindes tirent les résultats vers le haut. Ce qui voudrait donc dire que les résultats en dindes iraient du meilleur au pire.
Pour les meilleurs, on peut aussi constater qu'ils ont une productivité de la main d'œuvre supérieure avec plus de m2 par travailleur. Il y a une relation très étroite entre nombre de m2 par UTH et résultat courant.
Un autre point extrêmement important est celui des investissements. Plus l'investissement est récent, meilleurs sont les résultats techniques et la marge par m2 toutes volailles confondues). Mais, la différence n'est pas suffisante pour couvrir l'amortissement supplémentaire, ce qui fait qu'en pratique, plus le bâtiment est ancien (ou plutôt amorti), meilleur est le résultat courant par UTH. C'est au moins aussi vrai en poulet qu'en dinde.
Jean Louis Le Rest
Année 2004 record en oeufs
Les producteurs d'œufs dans les différents CER bretons avaient en moyenne en 2004, 55 000 pondeuses et 27 ha pour 2,33 UTH, dont 1,57 familiale.
Le prix de l'œuf a battu des records pour les exercices clos en 2004 (avec des prix très élevés en fin 2003), en particulier sur le 2ème semestre et naturellement les revenus s'en ressentent. Pour les clôtures des 10 premiers mois de l'année, le résultat courant par UTH s'établit à 64 219 euros, contre 46 800 en 2003 et autour de 25 000 en 2001 et en 2002. L'année 2004 constitue ainsi une année record. Mais depuis, les choses ont bien changé.
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