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La campagne agricole en faveur du oui a gagné en intensité ces jours derniers. Le suspens quant au vote des leaders agricoles à titre personnel avait été levé depuis quelques semaines. Mais aujourd’hui, les partisans du oui du côté de l’agriculture semblent s’organiser et s’engager plus fortement. Luc Guyau, président de l’APCA est à l’initiative avec Jean Salmon, Jo Giroud et Eugène Schaeffer d’un projet de déclaration (rendue publique prochainement), adressé aux responsables agricoles qui sont invités à la signer. L’objectif est d’inviter l’ensemble des responsables agricoles qui le souhaite, à se fédérer pour soutenir à titre personnel, le projet de traité constitutionnel qui sera soumis à référendum le 29 mai prochain précise un communiqué.
Un peu plus aujourd’hui
Du côté de la FNSEA, Jean-Michel Lemétayer rappelle qu’il ne veut pas donner de consigne de vote mais il affirme que s’il s’engage « un peu plus aujourd’hui que je ne l’ai fait jusqu’à présent, c’est tout simplement parce que l’ivresse du Non déclencherait de graves crises de confiance. » Sa déclaration diffusée par la FNSEA le 26 avril mais, semble-t-il, préparée avant l’appel de Dominique Bussereau est un plaidoyer très engagé pour le oui au référendum sur la constitution européenne : tel est le contenu de la déclaration de Jean-Michel Lemétayer, le président de la FNSEA, dans une déclaration diffusée par la fédération le 26 avril. « Plus que jamais, nos concitoyens ont soif d’Europe, une Europe qui perpétue la paix, une Europe source d’avenir, une Europe de l’emploi et du pouvoir d’achat et enfin une Europe qui sécurise. Est-ce que la Constitution répond à tout cela ? Ma réponse est Oui », affirme J. -M. Lemétayer. « Avec la Constitution, explique-t-il, l’Europe doit devenir plus démocratique et moins technocratique : les pouvoirs des Parlementaires européens seront renforcés ». Il appelle « les agriculteurs à bien peser le sens de leur vote, car le 29 mai, le résultat dépassera nos habitudes, nos peurs et nos fonctions. »
De la pédagogie
Le président de JA, Bernard Layre, va encore plus loin en engageant son nom et son syndicat dans la campagne pour le oui au référendum. C’est suite à la demande du réseau des Jeunes agriculteurs, confirmée par un vote favorable en conseil d’administration, que le président a décidé d’engager sa structure dans la bataille du oui. « Nous, syndicalistes JA, appelons à voter oui, explique Philippe Meurs, car si le non passe notre réseau nous le reprochera ». « L’objectif pour les JA est de faire de la pédagogie par rapport à un texte que nous sommes peu nombreux à avoir lu », rapporte Bernard Layre. « J’ai lu la constitution : elle n’est pas libérale. C’est un cadre », explique le président du syndicat. « On a besoin de différencier nos déboires avec la PAC du traité constitutionnel », ajoute-t-il. « Nous sommes nés européens, souligne Bernard Layre. C’est en notre âme et conscience que nous nous positionnons et non pas parce que Dominique Bussereau, le ministre de l’Agriculture l’a demandé ».
Le fonctionnement des institutions européennes
Le conseil européen doté d’un président
Avant
Le Conseil européen (sommet) est formé par les chefs d’Etat et de gouvernement des pays membres de l’Union ainsi que du président de la Commission. Ils sont assistés, les premiers par un ministre, le second par un commissaire. La présidence est tournante, tous les six mois, et assumée par un pays membre.
Après
Il est formé par les chefs d’Etat et de gouvernement des pays membres de l’Union. Deux nouvelles figures apparaissent pour lui donner une plus grande impulsion politique : son président élu qui anime et organise les travaux du conseil ainsi que le ministre des affaires étrangères.
Un responsable des affaires étrangères
Avant
Ce poste n’existe pas, les affaires extérieures étant prises en charge par le pays qui assume la présidence de l’UE et le commissaire chargé des relations extérieures.
Après
Représentant de l'Union en tant que tel, le ministre des affaires étrangères est nommé à la majorité qualifiée par le Conseil européen. Il est membre de la Commission européenne dont il est vice-président. Il préside le Conseil des affaires étrangères.
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