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Le renouvellement des générations agricoles bientôt assuré par des citadins ». C’est le titre un tantinet provocateur d’une étude du Cnasea sur les installations hors-cadre familial. Car, selon les statistiques, le nombre de fils ou de filles d’exploitants ne permettra plus, à terme, le renouvellement des générations d’agriculteurs expliquent les auteurs de l’étude. Alors que l’on assiste à une augmentation d’installations non-familiales. Elles ont doublé en 10 ans et représentaient en 2003 une installation sur trois. La très grande majorité de ces «installés» sont d’origine rurale et près des trois-quarts d’entre eux sont des locaux. Le cliché du parisien « baba-cool » venu s’installer à la campagne pour élever des chèvres a vécu. Le taux de réussite est satisfaisant puisque près de 90% des installés hors-cadre familial sont encore en activité au bout de dix ans, souvent en production laitière, mais aussi, de plus en plus, dans des secteurs marginaux à forte valeur ajoutée, avec de la vente directe et dans des niches de production. 53% des exploitations installées hors-cadre familial ont une situation financière bonne à très bonne. Pourtant, le chemin parcouru par ces agriculteurs n’est pas simple. Aux tracasseries administratives, s’ajoute le manque de références dans certaines productions, le manque de main-d’œuvre familiale et aussi l’insertion parfois difficile dans le voisinage. Elle est ressentie dans le tiers des installations comme une gêne face aux projets d’agrandissement d’exploitations voisines témoignent les auteurs de l’étude. Même si cela s’arrange, avec le temps. Certains d’entre eux accèdent même aux responsabilités professionnelles. Preuve d’une intégration réussie. Faut-il rappeler qu’en agriculture plus qu’ailleurs, on devrait connaître... l’effet bénéfique des croisements et les conséquences néfastes d’une trop grande consanguinité...
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