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Le régime agricole spécifique de la Mutualité Sociale Agricole est sorti largement conforté des élections des 552 délégués pour le Morbihan. Jamais depuis le départ (1949), le taux de participation (autour de 50%) n'avait été aussi élevé. Certainement en partie le résultat du nouveau mode de scrutin (par correspondance) et l'attachement au régime agricole mais aussi selon Joseph Rio "le résultat des avancées sociales pour les agriculteurs depuis 5 à 6 ans". De plus, pour ce premier scrutin organisé entièrement sous la responsabilité de la MSA, aucune "bavure" n'a été à déplorer.
La même dynamique de participation a été remarquée pour l'élection des administrateurs puisque le taux de participation des délégués a été de 85% contre (au mieux) 62% auparavant.
Une équipe renouvelée pour le même président
Les délégués titulaires ont élu 29 administrateurs (contre 25 auparavant). On constate un renouvellement assez important avec 13 nouveaux. Avec 10 femmes, la parité est encore assez loin, même si c'est nettement moins mal que dans la plupart des autres organisations agricoles. L'âge moyen est également en diminution avec 50 ans de moyenne.
Le 31 mars, le conseil d'administration a réélu à la présidence, sans surprise, le président sortant, Joseph Rio. Par contre, le premier vice-président change. Le poste revient à Bernard David (2e collège), ancien formateur, actuellement en préretraite. Les deux hommes précisent qu'ils ont été élus à l'unanimité, ce qui sous entend qu'il n'y a pas eu de lutte pour le pouvoir entre les agriculteurs et les salariés. "La synergie a été optimum et le Conseil démarre dans les meilleures conditions", affirme Joseph Rio.
La nouvelle équipe démarre également avec un nouveau directeur (depuis novembre), en la personne de Madeleine Talavera, dont la carrière a été entièrement effectuée à la MSA et son dernier poste était en Gironde en tant que Directrice adjointe.
Prévention dans
tous les domaines
Cette nouvelle équipe aura de quoi faire. Ainsi, s'il y a eu beaucoup d'avancées ces dernières années, il reste encore des points à améliorer (indemnités journalières par exemple). Un gros travail concernera aussi la contribution à la limitation de la dérive des coûts de la santé : "Il faut dépenser mieux et moins. Nous allons pour cela travailler avec le régime général de sécurité sociale pour que les assurés prennent conscience de l'importance des enjeux".
Pour la MSA, cette maîtrise passera en particulier par la prévention des accidents et maladies professionnelles tant pour les salariés que maintenant pour les agriculteurs : "En 30 ans, pour 30% de salariés en plus, les accidents ont diminué de 30%. Jusqu'à présent la prévention a surtout été faite en direction des grandes entreprises, maintenant elle va concerner aussi les salariés d'exploitation et en même temps les exploitants" (L'an dernier, il y a eu en Morbihan 1 000 accident et 28 maladies professionnelles chez les exploitants).
L'accompagnement des personnes les plus vulnérables restera aussi l'une des priorités de la MSA, au travers du Service d'action sociale dont elle a la maîtrise totale, mais avec évidemment des limites financières.
Cette mandature devrait aussi être celle d'une réflexion des MSA sur d'éventuels regroupements régionaux, une politique prônée par la Caisse nationale, au moins pour les petites caisses. Pour Joseph Rio, "il n'y a pas urgence en Bretagne avec une population agricole encore nombreuse. Mais nous sommes prêts à toute évolution et nous allons réfléchir au regroupement. Nous avons déjà l'habitude de travailler ensemble...
Jean Louis Le Rest
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