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Ille et Vilaine (35)
Du poulet de 100 jours en complément de revenu
 
La Chambre d'Agriculture d'Ille-et-Vilaine veut promouvoir une nouvelle production de volailles fermières. Il s'agit du poulet de 100 jours, plus âgé que le poulet fermier Label rouge (80 jours) et plus jeune que les poulets de races anciennes (140 j). "Il serait plutôt du type poulet de ferme tout en ayant une viande moelleuse, grâce à son alimentation équilibrée", explique Bernadette Loisel, de la Chambre d'Agriculture 35. Cette nouvelle production a pu être mise sur pied grâce à deux partenaires distributeurs (grandes enseignes de distribution).

Apprécié des consommateurs

Une association interprofessionnelle est en cours de création, elle rassemblera la Chambre d'Agriculture et tous les partenaires de la production jusqu'aux distributeurs. Les poussins viendront du couvoir Perrot, l'aliment de Végam et l'abattoir sera celui de la Cana d'Ancenis. "Les premiers essais de production ont été concluants et les poulets de 100 jours ont été appréciés par les consommateurs", poursuit B. Loisel.
Il s'agit d'un poulet à croissance lente, issu d'une race ancienne, le Gris Cendré, originaire du Limousin. On n'élèvera que les femelles dont le poids vif devrait se situer autour de 2,4 kg à 100 jours. Le cahier des charges précise la densité : 12 poulets/m2, le parcours (1m2/poulet) et l'alimentation à base de céréales avec une finition au lin. L'aire géographique privilégiée pour l'implantation de ces élevages se situe au sud de Rennes et à l'Est de l'Ille-et-Vilaine jusqu'à Fougères-Vitré.
Les bâtiments nécessaires à l'élevage des poulets de 100 jours peuvent être simples. Il est préférable, si possible, d'utiliser des bâtiments existants (mini 100 m2 et maxi de 400 m2). Des aides bâtiments sont possibles de la part du Conseil général et du Conseil régional. L'éleveur devra faire les démarches de déclaration vis-à-vis de la réglementation environnementale.

Pas d'intégration

Cette production ne sera pas intégrée. L'éleveur paie les poussins, l'aliment et reçoit le produit de la vente. Mais il n'aura pas de relation directe avec l'abattoir. C'est l'association qui signe un contrat avec l'éleveur puis organise et gère le planning de production.
Sur la base d'un prix de reprise de 1,55 euro/kg, la marge brute annuelle serait de l'ordre de 7 100 euros pour une surface de 222 m2 (cas d'un bâtiment déplaçable). Cette surface demande en moyenne 1 heure de travail par jour en période d'élevage et 2 h/jour durant la période de préparation du bâtiment et de l'enlèvement.
"Dans un premier temps, une quinzaine d'éleveurs pourraient démarrer (premiers lots en juin et premières ventes en septembre). La première enseigne de distribution s'est engagée sur un volume de 1 000 poulets/semaine et nous espérons monter à 3 000 voire 4 000/semaine dans un délai de 9 mois à 1 an", explique Bernadette Loisel. Par la suite, ce produit, considéré comme festif, sera disponible chez les volaillers.

Patrick Bégos

>>>> Une réunion d'éleveurs aura lieu le 20 avril à 10 h 30 à Louvigné-de-Bais au restaurant "Le Bretagne".

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Date de l'article : semaine du N° du 15 au 22 Avril 2005
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