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Sommaire | " LES DÉPARTEMENTALES " | 35 | Article n°5015 |
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Ille et Vilaine (35)
Centre d’insémination, les partenariats se multiplient
 
Avec un marché qui se restreint et qui est très concurrentiel, le partenariat est la voie empruntée par l’Urcéo. 2004 a vu un renforcement avec la création avec l’Oger-Midatest d’un programme commun en Prim'Holstein. En pratique, le testage portera sur 260 taureaux chaque année alors que l’Urcéo n’en testait qu’une centaine par an (120 avec l’UALC). Pour l’éleveur, au lieu de bénéficier de 10-12 nouveaux taureaux chaque année, le nombre sera multiplié par deux. « La variabilité génétique sera plus grande et les accouplements meilleurs », estime Thomas Krychowski, le directeur. Il précise aussi que 85 % des doses reviendront aux éleveurs et que le produit des ventes sera mutualisé entre les unités de sélection. Ce regroupement place les quatre unités de sélection au neuvième rang mondial pour le nombre de taureaux testés et au cinquième pour les inséminations premières.
Toujours au chapitre des partenariats, le président du CIA 35 Jean-Claude Neveu s’est félicité lors de l’assemblée générale de la signature d’un autre programme commun entre l’Urcéo et Amélis qui regroupe Agire et le CIA de Mayenne. Il s’agit cette fois de la race Normande. Les deux groupes avoisinent les 60 % de l’activité Normande. Tout en restant dans le cadre du GNA, ils testeront plus de la moitié des taureaux permettant une plus grande disponibilité des doses, une mutualisation des ventes et une promotion commune des taureaux. Le président a aussi rappelé l’implication dans les programmes Charolais avec l’UCATRC et Montbéliard avec Umotest.

La réglementation sur la génétique va changer

Changement aussi au niveau de la commercialisation à l’international. Sersia France a connu des moments difficiles qui ont entraîné le départ de l’Uneco. Elle est devenue après restructuration une filiale de l’Urcéo, UALC, Oger, Midatest et Amélis et son siège est désormais à Pacé. « Cette nouvelle configuration facilite la prise de décision et l’efficacité. Nous fondons beaucoup d’espoir sur cette nouvelle organisation », souligne le président.
Le Centre d’insémination reste attentif à l’évolution de la législation française et européenne sur l’élevage. Le nouveau dispositif génétique va constater le désengagement de l’état et la libre concurrence. « C’est à la profession d’assurer le pilotage opérationnel », estime Jean-Claude Neveu. Il propose aux organismes d’élevages de « créer une véritable interprofession génétique pour coordonner l’avenir de la génétique bovine française ». L’objectif final restant bien avec toutes ces évolutions de maintenir le coût le plus bas possible de l’insémination.

CIA 35, toujours moins d’inséminations

Dans un contexte de production bloquée en volume et avec des vaches qui augmentent leur production de 110 kg de lait par an (moyenne sur 4 ans) grâce à de meilleurs taureaux, les effectifs reculent. Et les inséminations avec. Le nombre d’IAP du Centre d’insémination animale d’Ille-et-Vilaine a encore baissé : 2,36 % en 2004. La Prim'Holstein (69 % du total) baisse de 1,88 %, la Normande recule de 4,8 %, la Charolaise de 15,3 %, la Limousine de 9,4 %. La Montbéliarde (3 % des IAP) continue de tirer son épingle du jeu avec +3,8 %. La Blanc Bleu Belge (+ 21,2 %) profite de l’engouement (un peu en recul aujourd’hui) pour les veaux croisés. L’insémination des femelles allaitantes, même si elle progresse, reste marginale avec 3701 IAP sur les 193 791 réalisées par le CIA.
Dans la foulée, le nombre de bilans génétiques et de plans d’accouplement a reculé (plus d’IAP par élevage). Seule l’échographie enregistre une progression alors que la synchronisation des chaleurs a marqué le pas suite à un changement de réglementation.
Deux chiffres sont à retenir sur la fertilité. Les génisses laitières maintiennent bien leurs performances puisque le non-retour à 75 jours se situe à 73,3 %. Le chiffre est stable depuis 6 ans. En revanche, la dégradation se poursuit chez les laitières : seulement 53,6 % de non-retour contre 55,4 % un an auparavant. Outre les effets de la canicule de 2003, les conditions alimentaires constituent la cause principale.

Paul Chauvin


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Date de l'article : semaine du N° du 15 au 22 Avril 2005
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