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L'assemblée était unanime pour dire que les femmes ont une vision plus large des choses, qu'elles ont plus facilement une vision plus globale. Cette sensibilité leur offre une faculté d'anticipation. D'après Anne Guillou, sociologue, "la mixité du métier est une nécessité. Il faudrait plus de femmes dans les structures décisionnelles et ce changement apparaît aujourd'hui indispensable. Même si les agricultrices ont certaines lacunes sur le plan technique ou agronomique, ce n'est qu'une question d'apprentissage. Alors, les femmes doivent s'affirmer par leur volonté d'apprendre".
Besoin de femmes et d'hommes compétents et volontaires
Que l'on soit homme ou femme, tous ont besoin d'un temps d'adaptation nécessaire au mandat de responsabilité. "Au début, on ne se sent pas à la hauteur, mais l'écoute et l'observation permettent d'acquérir les connaissances et d'assumer sereinement ses engagements", témoigne Thierry Merret, secrétaire général de la Chambre d'Agriculture. Il a exprimé son souhait que les agricultrices prennent davantage de responsabilités dans les organisations professionnelles agricoles (OPA), mais souligne que plutôt que de répondre à une obligation légale de parité, les structures ont besoin de femmes et d'hommes compétents et volontaires
Le témoignage de quelques femmes lors de l'assemblée montre que leur fonction de responsable a contribué à leur épanouissement personnel en leur offrant la possibilité de rencontrer d'autres personnes et d'accéder à l'information. Et même s'il semble difficile d'assumer des responsabilités qui s'ajoutent au travail, à l'éducation des enfants et à la vie de famille, il faut se dire qu'il n'y a pas de mandat de responsable à vie. "Ainsi, la femme ne doit pas se culpabiliser quand elle consacre du temps à la participation aux réunions". Néanmoins, le soutien et l'approbation du conjoint sont indispensables à l'exercice d'un mandat. "D'ailleurs, il est bien connu qu'un homme responsable a souvent une femme qui l'épaule et lui permet d'assumer ses responsabilités".
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