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SOMMAIRE DU DOSSIER
- REVENIR AUX RÈGLES DE BASE
- Dinde : Mobiliser l'ensemble des partenaires pour retrouver la compétitivité
- La désinfection : Maîtriser les points à risques
- Qualité de l'eau : Une eau propre et saine jusqu'au bec des poussins
- Bernard Le Gall, à Edern (29) : « Tous les détails comptent dans un lot »
- Gaec de Saint-Laurent Muzillac (56) : « Etre cohérent et méthodique du début à la fin »
REVENIR AU RÈGLES DE BASE
L'évolution de la réglementation a entraîné des modifications dans l'alimentation des volailles et dégradé les résultats techniques.
Il faut repenser certaines pratiques.
Ces dernières années, la production de volailles de chair a été confrontée à plusieurs facteurs qui ont déstabilisé les résultats techniques : l'arrêt des farines animales, la suppression progressive des facteurs de croissance et des anticoccidiens, la limitation drastique des moyens thérapeutiques. Les résultats de l'Enquête Chambre d'Agriculture illustrent les difficultés à maintenir la productivité et le niveau des résultats techniques antérieurs. Le retour aux fondamentaux et le renforcement des mesures d'hygiène et de surveillance sont deux voies dont dispose l'éleveur.
Baisse modérée de la marge en poulet
L'enquête note une baisse des performances techniques assez nette par rapport à l'an dernier (croissance, indice de consommation, % de pertes). La canicule de l'été 2003 est l'une des explications mais ce n'est pas le seul. Cependant, la marge brute annuelle ne baisse que de 1,5 euro/m2/an, grâce à la diminution des vides sanitaires et à des charges variables bien contenues.
En poulet standard, un écart de 20 euros/m2/an sépare les marges brutes des 25 % supérieurs de celles des 25 % inférieurs (éleveurs spécialisés). Cet écart se manifeste surtout au niveau de la marge PA (17 euros). Dans cette production, l'origine des écarts entre éleveurs est liée pour 45 % à la productivité, pour 20 % aux performances techniques et pour 15 % aux charges variables. La productivité correspond au nombre de kg produits/m2/an : il varie de 213 kg/m2/an chez les 25 % inférieurs à 271 kg chez les 25 % supérieurs. Ce poids produit est lié à la densité, au nombre de lots/an et au poids moyen/poulet.
Quatre critères influent sur le niveau des performances techniques : le poids moyen/poulet, l'indice de consommation, les pourcentages de pertes et de saisies. Enfin, il ne faut pas sous-estimer l'effet contrat. Sur les 16 entreprises recensées dans l'Enquête, les marges brutes/m2/an varient de 31,86 euros/m2/an à 20,25 euros avec deux grands facteurs de variation : la rémunération (marge PA/kg) et la vitesse de rotation.
Dégradation en dinde
En dinde, les données de l'Enquête montrent une nette dégradation des performances en 2003-2004. Ils traduisent les effets de la canicule de 2003 et les conséquences des troubles digestifs liés au retrait du Nifursol en mars 2003. Le résultat financier se trouve fortement pénalisé car la marge brute annuelle a chuté de 7 euros en 3 ans (-27 %). Au niveau des charges, on note une hausse des frais vétérinaires de l'ordre de 15 % en 1 an. Il en est de même pour les fournitures servant à mieux gérer les lots (gaz, électricité et litière) (tableau 2).
On peut noter les écarts de marge brute entre éleveurs : 23 euros/m2/an entre les 25 % supérieurs et les 25 % inférieurs. L'origine des écarts est liée pour 34 % à la productivité, 31 % aux performances techniques et 14 % aux charges variables.
Maintenir l'état sanitaire
"Le retour aux règles de base et le renforcement des mesures d'hygiène et de surveillance doivent permettre une amélioration des performances techniques. Dans les points à surveiller figure la qualité de l'eau. Il est souhaitable de bien rincer le circuit d'abreuvement après la désinfection puis de s'assurer de la qualité de l'eau en cours de bande en réalisant des prélèvements en bout de ligne et en s'assurant de la persistance des traitements chlorés. L'utilisation d'abreuvoirs limitant les gaspillages permet également de mieux tenir les litières", souligne Christian Nicolas, conseiller avicole à la Chambre d'Agriculture 29.
Les vermifugations régulières, le respect de la durée des vides sanitaires, le suivi du protocole de désinfection, la mise en place de barrières sanitaires permettent de maintenir un bon état sanitaire. "En cas de suspicion, il faut réagir rapidement par l'isolement des animaux malades, leur autopsie dès l'apparition de la maladie. Une bonne maîtrise de la ventilation et du chauffage permettent de limiter les écarts de température dans le bâtiment et de maintenir une litière propre et sèche", poursuit C. Nicolas. Avec une surveillance assidue des animaux on peut déceler les premiers signes des maladies : abattement, ailes pendantes, apparition de diarrhées, légère baisse de la consommation. Le contrôle quotidien de la consommation d'eau et d'aliment est un autre signal d'alerte, bien utile pour gérer la conduite du lot. Toutes ces précautions restent un minimum mais ne garantissent pas pour autant un résultat.
Patrick Bégos
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