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Sommaire | " DOSSIERS " | Porcs | Article n°4935 |
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Gildas Queffelou, à Tonquédec (22) : Une fabrique mixte porc-bovin
 
Sur l'élevage Queffelou, c'est le départ du salarié qui a été le déclic pour l'investissement dans la fabrique d'aliment. "Plutôt que de réembaucher, nous avons décidé de diminuer le troupeau de Limousines, ce qui a libéré un hangar de 35 m X 15 m, utilisé par les génisses et pour le stockage de fourrages", raconte Gildas.

C'est ce hangar qui a été converti en fabrique d'aliment. Un hangar situé un peu à l'écart des porcheries. Ce qui a nécessité l'installation de 150 m de tuyauterie pour transfert des produits finis vers les différents silos. "Mais ça fonctionne très bien", observe l'éleveur qui a choisi le tout pneumatique pour sa fabrique. "C'est une installation simple où il n'y a pas de vis. Seulement des vannes à changer éventuellement".

Partir d'un investissement maxi

Le projet a été réfléchi à partir d'un impératif : ne pas dépasser 100 000 euros d'investissement pour la fabrication de 900 tonnes d'aliment pour l'atelier porc (124 truies naisseur-engraisseur) et 50 tonnes pour l'atelier de vaches Limousines. Pari tenu puisque la facture s'élève à 90 000 euros auxquels il convient de défalquer une subvention Rénofaf de 12 000 euros.

La fabrique se constitue de 7 silos de stockage (total de 780 tonnes pour cinq matières premières employées dans les formules : blé, maïs sec, orge, avoine, soja). "Nous travaillons en aliment sec. Ce qui implique de sécher le maïs à l'extérieur pour un coût de 2,28 ct/kg". À noter que les cellules ont été montées par l'éleveur ce qui a permis de réduire d'autant le coût. "Il nous a fallu une semaine par cellule", chiffre l'éleveur, précisant que les silos sont tous équipés de venti-cône et d'un système de contrôle de température. "La perte de volume due au venti-cône est facilement compensée en prévoyant une tôle supplémentaire. À condition toutefois d'avoir suffisamment de hauteur sous charpente, ce qui est le cas ici".

Un silo couloir aménagé en bout de hangar permet aussi d'augmenter les capacités de stockage, notamment au moment de la récolte de blé. Quant aux minéraux et complémentaires, ils sont stockés dans 5 silos-toile d'une capacité individuelle de 4 m3. Un système mécanique a été installé pour faciliter la descente et éviter les phénomènes de "voûtage".

Performances techniques comparables

Le bloc fabrique est constitué d'une mélangeuse de 1 000 litres avec broyeur de 15 CV, équipé de changement de grille automatique. "La fabrication entièrement automatisée se fait par cycle de 500 kg. Généralement, je fabrique de l'aliment pour 3-4 jours de consommation". Il faut compter une heure/tonne pour la fabrication plus l'expédition vers les silos.

Après plus d'un an d'utilisation, Gildas Queffelou reconnaît que, lorsqu'on se lance dans la fabrication, "on tâtonne un peu au départ". Au-delà de cet aspect, cet éleveur considère la charge de travail supplémentaire comme correcte. "Il faut compter une dizaine de minutes de surveillance par jour. Il ne faut pas, entre autres, oublier de contrôler la température dans les cellules".

Sur le plan technique, il n'observe "pas de changement sur les truies par rapport à l'utilisation de l'aliment du commerce". Et d'ajouter : "Avec la Faf, on peut, le cas échéant, réagir plus vite. Mais surtout, la fabrication à la ferme permet de mieux valoriser les céréales y compris par les bovins. Une opération intéressante compte tenu des prix des céréales et du maïs ces dernières années".

Investissement

- Stockage : 23 250 euros
- Transporteur (20 CV, écluse, 19 t/h) : 8 700 euros
- Pré-nettoyeur (20 t/h) : 2 700 euros
- Tuyauterie de chargement : 2 500 euros
- Reprise de silo : 3 900 euros
- Silos minéraux et reprise : 9 700 euros
- Bloc fabrique (mélangeuse, broyeur 15 CV, surpresseur, écluse) : 22 900 euros
- Transfert produits finis (150 m) : 7 800 euros
- Automatisme : 9 300 euros

Didier Le Du


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Date de l'article : semaine du N° du 25 Mars au 1 Avril 2005
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