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Sommaire | " DOSSIERS " | Porcs | Article n°4931 |
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1500 exploitations porcines "fafent" : La fabrication à la ferme couvre le quart des besoins en aliment
 
D'après des données collectées par la Chambre régionale d'agriculture de Bretagne et l'Inra dans le cadre d'une enquête sur l'alimentation animale et son approvisionnement en matières premières, environ 1500 exploitations bretonnes pratiquent la fabrication d'aliments à la ferme (Faf), dont 700 partiellement. Ce type de fabrication a connu une expansion ces dernières années : alors qu'il satisfaisait un cinquième des besoins en aliments en 1992, il compte aujourd'hui pour un quart et représente 1,15 million de tonnes d'aliments, complémentaires compris. Autre évolution : 46% des aliments fabriqués à la ferme le sont à partir de complémentaires du commerce contre 57% en 1992.

Les responsables de l'étude ont noté que des différences existaient selon les types d'aliments. En aliments porcs charcutiers et truies gestantes, la Faf couvre respectivement 26% et 25% des besoins, ce qui représente 850 000 tonnes (complémentaires compris) et 140 000 tonnes. En truies allaitantes, le chiffre descend à 23% (70 000 t) et pour les porcelets, il chute à 15% (90 000 t), ce qui s'explique par un besoin plus grand de technicité et des quantités inférieures.
Les Côtes d'Armor ne couvrent que 15% des besoins
Des variations existent aussi selon les départements bretons. Le Finistère est le département le plus engagé dans la Faf : ce mode de fabrication y couvre 33% des besoins en aliments, ce qui représente 530 000 t. Les éleveurs de porcs du Morbihan réalisent eux-mêmes 29% de leurs demandes (250 000 t). "Avec 130 000 t produites, l'Ille-et-Vilaine ne couvre que 18% de ses besoins. Un pourcentage qui régresse à 15% dans les Côtes d'Armor, où les tonnages sont toutefois plus importants (240 000 t), la production étant plus conséquente dans ce département", ajoute Laurent Morin, chargé d'études économiques à la Chambre régionale d'agriculture de Bretagne.

En ce qui concerne les matières premières, 570 000 tonnes de céréales en grains secs sont incorporées dans les fabrications d'aliments à la ferme, 230 000 tonnes de maïs humide, 170 000 tonnes de minéraux et vitamines et 140 000 tonnes de matières protéiques. "Le maïs humide est utilisé en proportion importante dans le Morbihan et le Finistère. Ce dernier département a faiblement recours aux complémentaires. Ils sont au contraire fortement utilisés en Ille-et-Vilaine et dans les Côtes d'Armor", note Laurent Morin.
Chute des fabrications industrielles d'aliments composés
Plus globalement, les fabrications industrielles d'aliments composés en Bretagne ont chuté de 9,7 à 9,2 millions de tonnes entre 1997 et 2003. Plus d'un tiers des fabrications se fait dans les Côtes d'Armor. Les parts réalisées par l'Ille-et-Vilaine et le Finistère ont progressé au détriment du Morbihan.

De 1991 à 2003, le taux de céréales incorporées dans ces aliments industriels a fait un bond en avant, passant de 28% à 55%. Sur la même période, la part des tourteaux est passée de 20 à 24%. Une évolution due à l'interdiction des farines animales.

Agnès Cussonneau


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Date de l'article : semaine du N° du 25 Mars au 1 Avril 2005
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