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Le dispositif départemental de transfert de références laitières, qui avait déjà été modifié en 2001, a fait l’objet d’une nouvelle actualisation lors de la CDOA de septembre 2004. Cette actualisation visait à donner aux producteurs de lait davantage de moyens, une réelle souplesse pour ne pas freiner l’adaptation des structures, réduire les prélèvements sur les transferts fonciers et au final anticiper les conditions à venir de viabilité des outils dans un contexte qui reste particulièrement tendu sur le plan économique. Voici le bilan de ce nouvel outil qui s’est avéré efficace sur la campagne en cours (tableau 1).
La gestion des transferts laitiers et des prélèvements réglementaires réalisée lors de transferts foncier, alimente avec les cessations laitières et les sous-réalisations structurelles une réserve départementale qui est redistribuée à un public ciblé selon des critères examinés à chaque campagne.
Les nouvelles modalités du barème laitier et de ses différentes composantes, revues en septembre 2004, ont eu un effet particulièrement favorable :
– en diminuant la pression des prélèvements lors des transactions foncières et lors des transformations de Gaec en Earl ;
– en accroissant la dotation laitière à l’installation (tableau 2) ;
– en privilégiant cette année, dans le programme de redistribution, les producteurs qui n’avaient pas ou peu bénéficié de compléments dans le passé. Ceci a nécessité un arbitrage momentané vis à vis des producteurs qui avaient bénéficié de plus de 15 000 litres de complément au cours des quatre dernières campagnes. 48 % des bénéficiaires de la redistribution sur la campagne 2004 – 2005 sont des producteurs qui n’avaient pas ou peu bénéficié de complément dans le passé.
La disponibilité de la réserve départementale a été, dans le même temps, maintenue à la hausse avec un volume supplémentaire libéré de + 15 % par rapport à la campagne précédente. Ce volume a été totalement redistribué sur la campagne : 676 producteurs ont ainsi bénéficié d’une attribution qui varie de 7 500 à 20 000 litres, un niveau qui a été majoré de 50% pour les exploitations ayant réalisé leurs mises aux normes ou s’étant engagé à l’effectuer (250 producteurs sur les 676 bénéficiaires).
La Chambre d’agriculture analysera ces éléments dans le détail avant la prochaine campagne 2005 – 2006. Les objectifs ci-dessus seront maintenus mais les priorités pourront être modifiées après discussion et concertation avec l’interprofession laitière départementale.
Notre volonté sera de continuer à donner aux producteurs de lait les meilleures perspectives pour faire face aux exigences du marché. L’adaptation des structures est une des solutions dans la mesure où elle se réalise en conservant un système de production cohérent et, rappelons le, toujours après la recherche préalable d’une optimisation indispensable de l’existant.
Ronan Le Meur
Elu à la Chambre d’agriculture du Finistère, en charge du dossier laitier à la Commission départementale d’orientation de l’agriculture.
L’aide à la cessation d’activité laitière 2004
Le programme de cessation en cours a libéré un volume trois fois supérieur à celui de l’année 2003 : 9,4 millions ont été libérés en 2004 contre 3,4 millions l’année précédente. 96 producteurs ont sollicité l’aide à la cessation sur le département :
- 65 d’entre eux disposaient d’une référence inférieure
à 100 000 l ;
- 20 d’entre eux disposaient d’une référence entre
100 000 l et 150 000 l ;
- 5 d’entre eux disposaient d’une référence entre
150 000 l et 200 000 l ;
- 6 d’entre eux disposaient d’une référence supérieure
à 200 000 l.
Ce dispositif était probablement le dernier dispositif d’aide à la cessation laitière.
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