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Le syndicat des éleveurs de bovins limousins tenait son assemblée générale la semaine passée à Vannes. Une assemblée qui rassemble bon nombre d'éleveurs alors que les concours, qui représentent habituellement l'activité principale d'un syndicat de ce type, sont quasi inexistants.
Participer au National de Quimper
Depuis plusieurs années déjà, l'organisation d'un concours départemental devenait difficile en Limousin et la participation à des concours extérieurs était également très limitée.
Ainsi, l'an dernier il n'y a pas eu de départemental, pas plus que de régional génisses qui avait pourtant été programmé à l'occasion des "24 heures de l'élevage" à Pontivy. De même, il n'y a eu aucun participant du Morbihan au Space, pas plus qu'à l'interrégional. Il reste quelques présentations dans les comices et foires pour faire la promotion de la race.
On peut sans doute attribuer cette désaffection au manque de main d'oeuvre dans les exploitation ou aux problèmes de revenu. On peut aussi à juste titre affirmer que les éleveurs morbihannais sont moins nombreux que dans d'autres départements bretons. Mais, ce qui manque sans doute le plus c'est une certaine dynamique de groupe pour entraîner collectivement les éleveurs.
Pour cette année, on peut espérer que plusieurs éleveurs du département auront à coeur de participer au National qui se déroulera à Quimper en tout début septembre. Plusieurs ont des animaux de qualité qui peuvent soutenir la comparaison avec ceux du berceau de la race.
À défaut de concours, les journées génétiques semblent par contre intéresser les éleveurs comme celle qui a été réalisée l'an dernier chez Jean Provost ou celle qui aura lieu cette année sur le choix du taureau reproducteur (avec Élevage Croissance). L'intérêt est également porté à la "Journée campagnarde" organisée par Dominique Le Marhollec .
Plus de 500 animaux
au Label
Dans le département, 77 éleveurs adhéraient l'an dernier au Gie Proralim et près d'une soixantaine ont livré 598 animaux (soit 10 de moyenne par livreur), ce qui représente 15% du total des bêtes abattues pour le Gie. C'est un peu moins que l'année précédente. Par contre le nombre d'animaux labellisés est presque équivalent en raison de la diminution sensible des bovins non labellisés qui ne représentent même plus 3%, ce qui démontre les efforts réalisés par les éleveurs.
Cette tendance est également vraie pour l'ensemble du Gie mais à un degré moindre. On note aussi que seulement 65% du tonnage labellisé est effectivement valorisé en label, du fait d'une partie qui est vendue ou exportée dans le réseau conventionnel (des avants en particulier).
La conformation s'améliore également sur le Morbihan avec l'an dernier 3,3% en U=, 22% en U-, 49,7% en R+ et 25% en R=. L'état d'engraissement s'améliore aussi un peu avec 12% d'animaux en 3+ (15% en 2002).
La valorisation des animaux a également été meilleure (+ 90 euros en moyenne par animal), grâce au poids moyen un peu plus élevé et au prix (+ 0,20 euros / kg). Le prix moyen a été l'an dernier de 3,59 euros au kilo pour les vaches et 3,88 euros pour les génisses.
Jean Louis Le Rest
Quelques nouveautés 2005 en label
La grille de prix a subi quelques aménagements pour mieux s'adapter au marché et aussi la rendre plus cohérente avec les autres labels.
Un Comité d'agrément des points de vente, regroupant tous les acteurs de la filière, pourrait être créé dans le Grand Ouest. Avec pour objectif de limiter l'accès des GMS.
Les producteurs en vente directe ne sont pas du tout exclus du label, mais ils ne seront pas prioritaires dans l'approvisionnement.
Une aide génétique a été créée par le Gie (budget
3 500 euros/an) sous forme d'une aide à l'insémination pour les éleveurs qui ne sont pas au Herd Book. Elle est de 15 euros par dose pour 5 doses par élevage. Avec pour objectif d'utiliser des taureaux de type viande.
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