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Quatre élèves de terminale STAE (Sciences et techniques Agronomiques et Environnementales) ont choisi, dans le cadre de l'éducation socio-culturelle de réaliser une action de communication pour mieux connaître et améliorer l'image de l'agriculture. Une action qui compte pour l'obtention du bac.
Pour cela, ces 4 jeunes (Kevin Thomazo, Jérôme Lévèque, Peter Menage Morel et Mathieu Bleunven), originaires du monde agricole ont tout d'abord réalisé un reportage filmé où ils ont interrogé des consommateurs sur leur perception de l'agriculture. Puis, ils ont organisé un débat auquel ils ont en particulier invité des élèves du Lycée La Mennais à Ploermel.
À ce débat participaient Gilles Thomazo (agriculteur à Questembert), Yves Bleunven (chef d'entreprise agroalimentaire et Conseiller général), Bruno Heurtebis (responsable bac professionnel à La Touche) et Pierrick Paboeuf (enseignant zootechnie et éleveur bio).
Agriculteurs pollueurs
Le film réalisé faisait en fait la part belle aux écologistes et donc à leurs attaques au niveau de l'environnement avec des agriculteurs souvent assimilés à des pollueurs. . Cela a au moins permis aux intervenants au débat de réagir face à un certain nombre de contre vérités.
Ainsi, pour Gilles Thomazo : "Il ne faut pas opposer les grosses exploitations aux autres. Il n'est pas proiuvé qu'il y ait plus de pollution chez les unes ou les autres. Les plus grosses exploitations sont aux normes mais, on peut être aux normes et polluer et ne pas être aux normes et ne pas polluer. Et la pollution n'est pas le monopole de l'agriculture. Pour ma part je m'inscris dans une agriculture économiquement performante et écologiquement durable. Est-ce qu'un paysan comme moi a envie de transmettre une poubelle à son enfant qui va s'installer ?"
Pour Pierrick Paboeuf, il ne faut pas non plus opposer les types d'agriculture avec les bio qui seraient les bons et les conventionnels des inconscients : "Les deux systèmes ont leur place. D'autant que les consommateurs rêvent du bio et achètent les premiers prix".
Bruno Heurtebis rappelle également les efforts réalisés par les agriculteurs pour maîtriser les déjections animales et ceux des lycées pour former les jeunes : "Les lycées agricoles ont largement pris en compte le volet environnemental. Nous ne sommes pas là pour déformer les élèves."
Ces réactions sont aussi bien sûr partagées par Yves Bleunven : "On demande aux agriculteurs de travailler et produire pour des industries de transformation et des clients. C'est à eux de s'orienter vers les types de produits qu'ils souhaitent. Je suis stupéfait que l'on baigne dans une image aussi négative alors que la France est maillot jaune du respect de la réglementation".
J L Le Rest
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