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Moins 20 000 bovins par an. Disparition annuelle de 200 à 300 élevages. L'étable finistérienne se vide. "Et le mouvement devrait s'amplifier avec la mise en œuvre de la nouvelle Pac", craint-on au GDS.
Pour autant, le groupement de défense sanitaire, confronté à une répartition de la charge sur moins de têtes, met tout en œuvre pour maintenir un excellent niveau sanitaire du cheptel bovin. Avec cette réalité économique que l'on n'ignore pas chez les gestionnaires de la structure mutualiste : avec l'agrandissement des exploitations, un accident sanitaire dans un élevage de grande dimension peut se révéler coûteux.
En recherche d'efficacité et d'économies
Dans ce contexte de réduction des ressources – moins 70 000 euros par an –, Jean-François Tréguer, président du GDS, se félicite de la gestion efficace de l'organisation. "Avec 3,50 euros par bovin en 2005, la cotisation sanitaire reste la moins élevée de Bretagne. Avec 25 salariés, nous avons aussi la structure la plus légère de la région". Le GDS vient d'ailleurs de mettre en place un plan de préretraite qui se traduit par 5 départs partiellement remplacés. "Tout cela pour une situation sanitaire équivalente".
À l'heure des économies nécessaires, la structure s'appuie également sur ses partenaires bretons. "Un projet de base sanitaire régional est en cours", signale Marie-Hélène Garrec, directrice. Et de poursuivre : "Aujourd'hui, tous les projets sanitaires se construisent au niveau régional, mais se déclinent sur le département pour conserver la proximité de terrain qui fait notre force". Une force reconnue, puisque la Bretagne est "le meilleur élève de France en matière d'identification".
Depuis le 1er octobre 2004, l'allègement des prophylaxies est également source d'économies. "150 000 euros par an", chiffre J.F Tréguer. En pratique cette nouvelle disposition dispense de contrôles à l'introduction (prise de sang) les bovins originaires de Bretagne. "En revanche, un éleveur qui achète hors Bretagne doit continuer à faire des prises de sang", insiste M.H. Garrec.
Ces allègements ne traduisent pas pour autant un assouplissement de la garde sanitaire. "La Lutte contre la BVD s'appuie sur des garanties sanitaires avant la vente. Notamment, au travers des garanties documentaires via le fichier des animaux garantis non IPI (consultable sur le site gdsbretagne.fr). Plus d'un quart des animaux est sur ce fichier. La garantie analytique complète ce dispositif".
Le chantier de la paratuberculose
Maladie bactérienne touchant un élevage sur quatre en Bretagne, la paratuberculose est une maladie qui coûte cher à l'élevage... Cette maladie bactérienne incurable, et qui tend à être dissimulée, provoque une entérite chronique incoercible contagieuse.
Les GDS bretons ont décidé de financer et de suivre des élevages volontaires en qualification paratuberculose (jeunes agriculteurs, vendeurs de reproducteurs, syndicats de race…) par le biais de tests annuels répétés régulièrement sur les animaux de plus de 24 mois. L'objectif est d'arriver à terme à constituer des pépinières de reproducteurs indemnes de maladie. À ce jour, neuf élevages sont qualifiés et plus d'une centaine ont des protocoles en cours.
Didier Le Du
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