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Incitation répétitive des éleveurs à se regrouper" ; "message de peur entretenu par le président de la Chambre régionale d'agriculture au sujet de la mise aux normes" ; "politique laitière qui sert outrageusement certaines catégories de producteurs", etc. La section laitière de l'UDSEA-Confédération Paysanne n'y va pas par quatre chemins pour dénoncer "l'ambiance pessimiste entretenue dans le département pour décourager et faire partir les plus petits producteurs. C'est le moyen qu'a trouvé la majorité pour donner de la respiration à l'agriculture. Or, les agriculteurs qui traient leurs vaches deux fois par jour dans des exploitations modestes ont de l'avenir".
Pour le syndicat, aborder l'avenir de la production laitière uniquement par le volume n'est pas la bonne clé. "On ne cesse de nous dire que l'avenir est aux exploitations à 3,4 ou 5 UTH. Mais additionner des exploitations revient très souvent à multiplier les investissements", explique Yvon Pouliquen, qui préfère la voie de "l'efficacité économique pour améliorer le revenu".
"Une récente étude montre en effet des écarts de résultat de 100 euros/1 000 L entre les exploitations les plus efficaces et les moins efficaces. Ce qui veut dire qu'il reste des marges de manœuvre importantes pour améliorer le revenu". Et Joëlle Huon, présidente, de compléter : "Par ailleurs, il existe d'autres solutions que le regroupement pour donner de la souplesse sur le plan du travail. Tout comme il faut ouvrir toutes les palettes de solutions pour réaliser les mises aux normes au moindre coût. Une mise aux normes en élevage laitier ne coûte pas plus cher qu'un tracteur neuf".
Défendre l'esprit de solidarité
La Confédération fustige également la politique laitière départementale. "En modifiant le barème, la majorité se place délibérément dans une logique visant à favoriser les grandes exploitations en leur ouvrant l'accès à la réserve", maintiennent les responsables qui demandent aussi "de revoir le principe de priorité stricte accordée aux JA afin de permettre aux exploitations modestes de se conforter".
Enfin, les responsables syndicaux s'élèvent contre le nouveau barème de redistribution qui exclut les producteurs ayant bénéficié de plus de 15 000 litres ces 4 dernières années. "Aujourd'hui, dans certains cas, un producteur à 250 000 L pourra avoir une attribution de 30 000 L. En parallèle, son voisin à 200 000 L n'aura droit à aucun complément sous prétexte qu'il a bénéficié de plus de 15 000 L ces dernières années. Cela nous choque. Où est l'esprit de solidarité qui prévalait au niveau de la réserve départementale ?", interroge Y. Pouliquen, qui invite les producteurs concernés à faire appel dans le délai de 2 mois.
Didier Le Du
Permanences juridiques de l'UDSEA
Toutes les permanences se tiennent de 10 h à 12 h
- Morlaix, Chambre d'agriculture, ZI de Kerivin
- Châteauneuf-du-Faou Mairie
- Landivisiau, Bureau des permanences de la mairie
- Quimperlé, Chambre d'agriculture Kervail
La permanence du 1er février à Saint-Renan ne sera pas assurée.
Contact : Olivier Pavageau, tel : 02 98 52 48 29.
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