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Agreste Morbihan, publication du Service statistiques de la DDAF, publie dans son numéro de décembre les résultats de l'enquête structure 2003, réalisée en fin 2003-début 2004, à partir d'un échantillon. Les résultats sont donc des estimations, mais que l'on peut considérer comme très proches de la réalité.
Une diminution rapide
Ces dernières années, le rythme de disparition des exploitations s'est accéléré, passant à plus de 5% par an soit 1 800 exploitations de moins en 3 ans. C'est particulièrement vrai pour les exploitations non professionnelles dont un tiers des 4 300 recensées en 2000 avaient disparu en 2003.
Ainsi, le Morbihan est passé sous le seuil des 10 000 exploitations au total en fin 2003 et le nombre d'exploitations professionnelles à 6840 (soit probablement moins de 6 600 actuellement). Ces exploitations professionnelles détiennent 93% de la surface agricole, 100% des truies, 97% des bovins et 95% des volailles. Les exploitations non professionnelles ont souvent quelques moutons puisqu'elles détiennent 40% des ovins du département (mais pour un nombre total relativement peu élevé).
La diminution du nombre des exploitations a évidemment pour conséquence l'agrandissement des autres. De 2000 à 2003, la moyenne a gagné 4 ha pour atteindre 53 ha de SAU. En fait, la moitié des exploitations présentes en 2003 ont eu des mouvements fonciers que l'on retrouve essentiellement chez les moins de 50 ans.
Moins de terres, de vaches et de truies
Sur le plan foncier, on peut noter également que le département perd un peu plus de 1 000 ha par an de terres agricoles. En 2003, celles-ci représentaient 382 000 ha, dont un peu moins de 50% en COP (céréales, oléagineux, protéagineux) et 38% en fourrages. Les légumes ne représentent que 4% avec 15 500 ha.
Toujours de 2000 à 2003, le cheptel bovin a perdu 10 000 vaches (essentiellement des laitières) et 2 000 truies mères (pour un total de moins de 100 000). Par contre, les porcs à l'engrais ont progressé de 20 000 têtes, en raison essentiellement de l'engraissement à façon.
Sur la même période, l'agriculture biologique a stoppé son développement avec une stabilité du nombre d'exploitations en faisant. Par contre, de plus en plus d'exploitants transforment leurs produits à la ferme et pratiquent la vente directe.
Les femmes travaillent à la ferme
Même si de plus en plus de femmes ont un travail en dehors de l'exploitation, elles y sont encore relativement nombreuses. Elles sont 4 000 à être soit chefs d'exploitation, soit conjointes actives. Avec 2 000 autres femmes actives, ce sont donc au total 6 000 femmes qui travaillent sur les exploitations (soit 40% de la population active familiale). Elles réalisent environ le tiers du travail total des exploitations.
Source Agreste Morbihan
L'exploitation agricole professionnelle
Une exploitation agricole répond à l'un des critères suivants : avoir au moins 1 ha de SAU, ou 20 ares de cultures spécialisées ou bien avoir un autre élément de production supérieur à un minimum (une vache, 10 ruches, etc …).
Une exploitation professionnelle répond à 2 critères supplémentaires : sa dimension économique est supérieure à l'équivalent de 12 ha de blé et utilise au minimum 75% du travail fourni par une personne occupée à plein temps pendant une année.
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