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ll y a de
l'argent à gagner (ou à ne pas perdre) en rédigeant au mieux de ses
intérêts les diverses déclarations PAC. Les montants à la hausse des
diverses primes le démontrent. Cependant la multiplicité des dossiers et
leur complexité exigent une vigilance constante.
Complément extensif ou pas ?
Première question à se poser : suis-je concerné par le complément extensif
? Rappelons que le chargement doit être inférieur en 2000 à 2 ou 1,6 UGB
extensifs, sachant que tous les animaux comptent et que la surface
fourragère n’est plus composée que de l’herbe (+ betteraves et choux). Les
Réseaux d’élevage viande bovine de Bretagne ont calculé pour obtenir ce
complément les surfaces nécessaires en herbe pour différents types
d’élevage .
Ainsi pour bénéficier du complément extensif minimum (216 F par animal
primé), un naisseur-engraisseur allaitant devra disposer de 1,1 ha d’herbe
par vache. Ce chiffre est indicatif. Avec 10 % en plus ou en moins, il
faudra être vigilant : prévision du nombre d’UGB, surface. Si la surface
en herbe est au-dessous des seuils, le complément extensification est
pratiquement exclu. Et s’il apparaît possible, il faudra veiller jusqu’à
la fin de l’année aux entrées et sorties d’animaux. En effet, les
déclarations de surface se font au 30 avril et le nombre d’UGB sera connu
définitivement en début 2001.
A noter que les critères de chargement se durciront à partir de 2002. Bon
nombre d’élevages de la région vont être exclus de l’aide extensification
qu’ils percevaient jusqu’à maintenant. Les techniciens soulignent que les
optimisations vers plus d’herbe sont peu payantes : au-delà de 5 % de
surface céréale reconvertie en herbe, la prime extensification ne présente
plus d’intérêt. A noter aussi que la perte du complément extensification
peut se compenser avec un montant plus élevé de primes SCOP.
Viser 2 UGB-PAC
Si le complément extensif n’est pas possible, l’objectif va être d’ajuster
les surfaces pour rester en-dessous du seuil d’écrêtement de 2 UGB-PAC. Le
seul changement par rapport à 1999 réside dans la possibilité d’intégrer
un maximum de 20 % de génisses pour la PMTVA avec 0,6 UGB-PAC au lieu de 1
(entre 8 et 24 mois), soit un moindre besoin de surface fourragère (0,2
ha) et donc plus de céréales primables.
Avec moins de 2 UGB-PAC par hectare d’herbe, le maïs et les céréales
devront être déclarée en SCOP (vérifier cependant l’intérêt du gel). Si le
chargement est supérieur à 2 UGB-PAC/ha d’herbe, il faut utiliser la
possibilité de déclarer les génisses pour la PMTVA et déclarer (en
totalité ou en partie) le maïs et les céréales autoconsommées en surface
fourragère pour abaisser le chargement à 2. L’objectif est de privilégier
les primes animales par rapport à la SCOP.
Avec un troupeau laitier (les vaches entrent dans le nombre d’UGB) et de
l’engraissement de jeunes bovins (nés sur l’élevage ou achetés), les
primes animales ne sont pas toujours les plus intéressantes. Si la surface
en herbe est suffisante, il est possible de primer les bovins mâles et le
maïs (totalité ou partie). Avec peu d’herbe, les primes cultures seront à
rechercher. Pour calculer le seuil, il faut faire la différence entre le
nombre de VL-PAC et le nombre de JB x 0,35, le tout divisé par le nombre
d’ha d’herbe.
Engraisseurs
Pour les engraisseurs sans surface en herbe, il est intéressant de ne
déclarer que 15 UGB (soit 25 jeunes bovins), c’est-à-dire d’utiliser
l’option “petit producteur”. Ensuite on prime le maïs et les céréales
autoconsommées en SCOP (voir cependant l’incidence du gel éventuel). Cette
option s’avère intéressante pour intégrer des broutards déjà primés.
Avec une surface utilisée par les bovins (maïs et céréales autoconsommées)
supérieure au seuil de gel, la prime est à demander sur tous les bovins
avec le maïs et les céréales autoconsommées déclarés en surface fourragère
PAC.
Le fait de jouer sur les surfaces SCOP peut avoir un incidence sur le gel.
Au-dessous du seuil de référence départemental (entre 15,62 ha et 16,64
ha), il n’y a pas d’obligation de gel. Mais ce n’est qu’entre 17 et 20,3
ha (suivant les départements et le niveau de marge brute céréales) que
l’intérêt économique du gel apparaît. Au-dessous, il convient de se
limiter aux seuils.
Les déclarations ne sont pas toujours simples surtout si les seuils sont
proches. Plusieurs calculs doivent être faits pour choisir la meilleure
formule, au besoin en se faisant aider. Il y a sûrement un gain à la clé.
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