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Volailles Terre d’Emeraude est une petite structure avec 26 éleveurs qui commercialisent 2,09 millions de poulets certifiés vendus en frais à l’année. C’est aussi une petite filière caractérisée par son organisation interprofessionnelle avec des éleveurs, un fournisseur d’aliment, deux couvoirs et un abatteur. Cette participation à la gestion de tous les maillons permet des échanges. Cela a été le cas lors de la dernière assemblée le 9 octobre.
On a ainsi reparlé de l’organisation des enlèvements d’une bande (souvent en quatre fois avec des difficultés de main-d’œuvre), du poids des poulets sortie élevage. Le marché demande 2,150 kg à 56 jours, au-delà il n’existe plus. Il a fallu dissuader les éleveurs de produire toujours plus lourd en leur proposant des techniques appropriées (alimentation, lumière) et aussi en appliquant des minorations en cas de dépassement. « Les producteurs éprouvent une certaine difficulté à prendre en compte le marché et à produire ce qu’il demande. Or c’est la seule issue possible », constate le président Jean-Luc Fossé. Il ajoute : « Notre mode de fonctionnement basé sur la transparence et la discussion permet une égalité de traitement entre les adhérents. Ceux qui ont connu de gros opérateurs l’apprécient d’autant plus ».
Une relation consommateur-éleveur via internet
D’ailleurs lorsque le produit est adapté, il est plus facile pour les éleveurs de discuter de marge. L’accord passé permet aux éleveurs de tabler sur une marge moyenne de 9 euros/m2 et par lot. À eux de faire mieux en obtenant un meilleur indice… Et a priori, ils s’en sortent plutôt mieux que leurs collègues dans le même type de production si on en juge par les résultats de l’enquête avicole régionale annuelle.
Sur le plan de la communication, tout acheteur d’un poulet peut visionner sur internet un petit film qui présente l’élevage dans lequel a été élevé le poulet qu’il vient d’acheter. « En plus de la promotion du poulet, l’éleveur devient plus responsable de la commercialisation », précise le président. Plus classique, les élevages vont être identifiés grâce à des panneaux de ferme aux couleurs de Terre d’Emeraude.
Paul Chauvin
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