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Ille et Vilaine (35)
Mise aux normes, neuf élevages ouvrent leurs portes
 
À raison de 3 élevages par jour, les 24, 25 et 26 novembre neuf exploitations ouvriront leurs portes sur le thème « Réussir sa mise aux normes pour préparer l’avenir ». L’organisation est assurée par les GEDA avec la collaboration de la Chambre d'agriculture.
« Notre objectif est de montrer dans des cas précis ce qu’est une mise aux normes, souligne Charles Leprêtre, le président. Il faut rappeler qu’elle ne signifie pas obligatoirement une modernisation des bâtiments comme cela a souvent été le cas dans le premier programme PMPOA ». Les éleveurs, qui ont pour la plupart entre 25 et 40 vaches, s’interrogent sur ce qu’ils doivent faire et les solutions qui peuvent être à leur portée. Certains investissements ont pu être réalisés, mais souvent il manque des capacités de stockage pour les différentes eaux (blanches, vertes, brunes). Il y existe des solutions. Plusieurs élevages les mettront en avant.

Cohérence dans la démarche

Les neufs élevages concernés se sont donc retrouvés chez Bernard et Annie Botte à Noyal-sur-Vilaine pour mettre au point, en prenant un cas concret, l’organisation des portes ouvertes. Contrairement à ce qu’on pourrait penser, la porte ouverte débutera par une présentation détaillée de l’élevage et de la façon dont il fonctionne pour en découvrir sa cohérence. Un état des lieux des critères PMPOA sera présenté et ensuite on parlera du parcellaire avec l’assolement, les contraintes d’épandage, les pratiques d’épandage et le plan d’épandage. On examinera la conduite du troupeau, l’alimentation. Tous ces domaines ont des répercussions sur les solutions techniques à retenir pour les bâtiments.
Une analyse du bâtiment permet de préciser les surfaces découvertes, les volumes de stockage. Ainsi on pourra déboucher comme dans l’élevage visité sur plusieurs possibilités : tout couvrir pour rester avec la fosse actuelle, ou racler le lisier dans la stabulation et construire une grande fosse, ou transformer la fosse en un bassin tampon de sédimentation pour traiter les effluents peu chargés avec un épandage sur prairie. À chaque exploitation, sa solution sachant que les coûts sont différents. Cet aspect sera mis en avant afin de ne pas dépasser 60 euros de remboursement pour 1000 litres. Ces portes ouvertes constituent une première approche dans la réflexion sur la mise aux normes et sur les solutions retenues. Avec la possibilité de rencontrer des techniciens.

Paul Chauvin


Les neuf élevages ouverts

Deux visites ont lieu par exploitation à 10h et à 14h. Fléchage à partir du bourg.

Mercredi 24 novembre
1 - Éviter la construction d’une fosse.
Pascal Lefeuvre, la Métairie Neuve à Talensac. 50 vaches, bâtiment rénové, logettes face à face paillées, fumière et fosse en béton. Manque de capacité de stockage, possibilité de traitement.
2 - Investir par étape et valoriser l’existant.
Gaec Villeneuve, Villeneuve à Rannée. 65 vaches, bâtiment rénové, 12 vaches allaitantes et poulets de Janzé, logettes dos à dos raclage mécanique fumier/lisier, fumière couverte et fosse bateau, autoconstruction des maçonneries, fumier de bovins sur prairies.
3 – Valoriser l’existant avec peu d’investissement.
Jean et Marcelle Savin, le Bas Village à Liffré. 27 vaches, bâtiment rénové, aire paillée fumier raclé, fumière et fosse couverte anciennes, valorisation des fosses de stockage de porcherie.

Jeudi 25 novembre
4 – Tout fumier, tout couvert en vaches allaitantes.
Earl du Bois Basset à Saint-Onen-la-Chapelle. 60 vaches allaitantes, 25 taurillons bâtiments neufs et rénovés, aire paillée raclée et intégrale, génisses sur caillebotis, fumières couvertes dont une réalisée dans un ancien silo, valorisation de l’existant.
5 – Investir par étape et prévoir l’agrandissement.
Gaec Ganche, la Morandais à Epiniac. 40 laitières, bâtiment neuf, logettes sur un rang peu paillées, possibilité d’un deuxième rang, fosse-fumière et fosse béton, tri des déjections au raclage, autoconstruction totale.
6 – Couvrir les stockages ou traiter les eaux peu chargées
Bernard et Annie Botte, la Coudre à Noyal-sur-Vilaine. 25 vaches, bâtiment rénové, logettes dos à dos et aire d’exercice paillées et raclage fumier, fumière découverte et fosse bateau, projet de gestion des effluents de traite.


Vendredi 26 novembre
7 – Système lisier pour les vaches laitières
Earl Raffegeau, le Prieuré à Les Brûlais. 45 laitières, bâtiment rénové, logettes peu paillées raclage lisier, fosse à lisier pour les vaches, fumier des génisses au champ, un système simple pour le travail dans le bâtiment, lisier de bovins sur prairies.
8 – Éviter la construction d’une fosse
Gaec des Tilleuls verts, la Gilaudais à Romagné. 60 vaches, bâtiment rénové, logettes sur trois rangs très paillées, porcs à l’engrais, lisier de porc sur blé, fumière pas de stockage des effluents, bassin tampon de sédimentation et asperseur en projet.
9 – Système lisier pour les vaches laitières
Alain et Thérèse Hervagault, la Sellerie à Pocé-les-Bois. 40 laitières, bâtiment rénové, logettes dos à dos peu paillées raclage lisier, fosse à lisier pour les vaches, fumière pour les génisses, gestion de deux types de déjections dans le plan de fumure.

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Date de l'article : semaine du N° du 19 au 26 Novembre 2004
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