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Morbihan (56)
Le progrès génétique, c'est surtout des charges en moins
 
Les améliorations de revenu permises par la sélection sont parfois imperceptibles aux yeux des éleveurs, voir des comptables. Le cycle de production des vaches est, évidemment, plus long que celui des espèces végétales pour lesquelles l'amélioration variétale est davantage visuelle.
C'est pourquoi une étude a été mise en œuvre par l'Oger en Collaboration avec l'Institut de l'élevage, l'Inra, l'Ensar et L'École Nationale Vétérinaire de Nantes afin de quantifier l'impact technique et économique du progrès génétique.
Les prévisions de l'Institut de l'Élevage sur l'évolution du niveau génétique des troupeaux de la zone Oger ont permis d'estimer l'amélioration du niveau génétique moyen des troupeaux d'ici 5 ans :
- Lait + 500 kg
- TP + 0,3
- TB - 1,1
- CEL + 0,5
- FER + 0,4
- LGF + 0,4
Un simulateur économique a été élaboré afin d'évaluer des valeurs génétiques à l'échelle d'une exploitation et d'estimer l'impact économique associé. Le simulateur a ensuite été appliqué sur des exploitation de la zone Oger. Des enquêtes ont été réalisées chez 20 éleveurs, dont 5 du Morbihan, afin de recueillir les données technico-économiques nécessaires à l'étude. Les exploitations ont été choisies selon huit systèmes de production différents.
Une amélioration des performances techniques
Grâce à la génétique, au bout de 5 ans d'insémination artificielle, la production laitière augmente en moyenne de 9,2% dans l'échantillon. Pour une production globale constante, l'effectif de vaches devra être réduit en moyenne de 8% pour ne pas dépasser la quantité de lait livrable.
Le travail de sélection sur l'index CEL agit directement sur la concentration en cellules somatiques de lait du troupeau (- 9%) et sur le nombre de mammites (- 7,3%). Toujours sur 5 ans, la sélection permet d'accroître le taux de réussite en 1ère IA de 2,2%. Toutes formes de réformes confondues, (problèmes de fertilité, cellules, production laitière trop faible …), le taux de réforme diminue en moyenne de 3,1%.
Des répercussions économiques
L'amélioration des performances techniques se répercute directement sur le résultat économique des exploitations. Le produit brut augmente peu (0,3% en moyenne. Par contre, la diminution de l'effectif de vaches se répercute sur les charges opérationnelles :
- coût du concentré – 7,4%
- coût fourrager – 4,3%
- frais vétérinaires – 8,9%
- frais d'élevage – 7,1%
De ce fait, la marge brute augmente de 1,9% et l'EBE (Excédent Brut d'Exploitation) de 3,7%.
Une autre approche aurait pu être adoptée avec le maintien de l'effectif de vaches à moindre production (moins de charges alimentaires) mais à haut niveau génétique de transformation des aliments en lait. Les résultats auraient été similaires.
Il faut aussi ne pas oublier un élément qui n'a pas été chiffré mais qui est bien réel, c'est celui de l'augmentation du capital cheptel, lors de sa vente ou de sa reprise, et la facilité de travail des éleveurs avec des animaux posant moins de problèmes d'élevage.
Ces données ont également permis une simulation dans le contexte de la nouvelle Pac et donne des résultats équivalents dans ces nouveaux systèmes.
Source Oger – Camia

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Date de l'article : semaine du N° du 22 au 29 Octobre 2004
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