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Au départ, c’est la notion de plaisir qui a poussé Gilles Ruelland, éleveur de porcs sur la commune de Saint Connec (22) à acquérir son premier quad. « D’occasion, précise l’éleveur». Rapidement pourtant, il a aussi trouvé son utilité sur l’exploitation pour différentes tâches. Ce qui l’a conduit à acquérir un neuf quelques mois plus tard. Et surtout a séduit le Gaec laitier voisin, (Gaec St Gildas : Le Clézio Thierry et Yannick) qui viennent à leur tour d’acquérir deux engins (Yamaha 350 et 450). « Nous travaillons en entraide pour plusieurs matériels depuis plusieurs années », souligne Thierry.
Des équipement adaptés
Si pour les deux exploitations, la partie ludique de l’utilisation de leurs quads est non négligeable, la mise à contribution pour effectuer différentes tâches sur les exploitations ne cesse de s’accroître. L’acquisition d’un certain nombre d’équipements l’illustre et surtout le favorise.
Gilles Ruellan explique : « le premier investissement a été l’achat d’un épandeur d’engrais traîné avec DPA, particulièrement apprécié pour le premier épandage d’azote sur blé au printemps et pour intervenir sur la production d’épinards d’hiver ». Un peu plus tard, il a fait l’acquisition d’un pulvérisateur de 60 litres équipé d’une rampe de 4 mètres et d’une lance, d’un gyrobroyeur d’une largeur d’1,20 mètre avec 2 roues de transport pour les déplacements, ainsi que d’une remorque « spéciale quad ».
« Le gyrobroyeur est bien adapté pour l’entretien des espaces autour des bâtiments. Et le pulvérisateur permet d’effectuer des traitements d’appoint, de désherber les abords d’exploitation et les tours de champ». Thierry et Yannick Le Clézio rajoutent : « Au sein du Gaec, nous envisageons d’utiliser le broyeur pour l’entretien des bandes enherbées au bord des cours d’eau, ce qui n’est pas toujours évident avec du gros matériel ».
Les nouvelles utilisations se multiplient
Bien qu’étant des utilisateurs récents, ils sont persuadés qu’en élevage laitier, les possibilités offertes par le quad sont nombreuses, au champ comme dans les ateliers. « Nous avons acheté une lame, pour pousser la ration d’ensilage devant les cornadis. Une tâche effectuée deux ou trois fois par jour en hiver lorsque les animaux sortent peu. Plus facile qu’au balai». Elle a aussi été utilisée récemment pour nettoyer la route après le chantier d’ensilage. Ils envisagent d’adapter un rabot pour racler les couloirs de déjections.
Il est évident que les équipements adaptés permettent une utilisation plus intensive. Les éleveurs citent : « l’épandeur pour les apports d’azote sur les paddocks ou sur colza fourrager en étant moins secoués qu’avec un tracteur, le pulvérisateur pour les traitements d’appoint ou l’élimination les chardons sur prairies». Sans négliger la facilité offerte lors des déplacements sur des exploitations qui s’agrandissent « pour l’entretien des clôtures, vérifier les niveaux d’eau dans les bacs dans les parcelles, chercher un veau né au champ, regrouper le troupeau au moment de le rentrer pour la traite ou tout simplement aller voir un lot de génisses sur des parcelles plus éloignées».
En fait les éleveurs découvrent chaque jour de nouvelles utilisations possibles. Ils ne cachent cependant pas qu’ils auraient pu continuer à fonctionner sans les quads. « C’est un choix d’investissement et nous nous faisons plaisir en travaillant».
Pierre Dénès
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