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Éleveur de porcs et de volailles (dindes) avec 115 ha de cultures à Saint-Thurien dans le Sud Finistère, Alain Bideau a fait l’acquisition d’un quad depuis un peu plus d’un an. « Au départ à la fois pour le plaisir et pour le travail ». Il a choisi un modèle de début de gamme (marque Hytrack de 265 cm3, 2 roues motrices, homologué route) vendu par Agri-Bannalec pour un peu moins de 5 000 euros.
Sans problème
parmi les dindes
Le quad a rapidement trouvé sa place sur l’exploitation avec une utilisation courante, pour ne pas dire intensive. « Tous les jours pour me déplacer entre les deux sites de l’exploitation distants d’environ 300 mètres. En élevage comme en culture, il est devenu rapidement indispensable ».
Alain Bideau explique : « Entre chaque lot de dindes, le vide sanitaire impose de sortir l’ensemble du matériel (mangeoires, abreuvoirs, radiants de chauffage). J’attèle une petite remorque, ce qui me permet de circuler dans le poulailler sans difficulté ». En cours de bandes, il est appelé à rajouter des copeaux. « Je rentre dans l’atelier, sans que les animaux s’effarouchent. Un quad c’est moins imposant qu’un tracteur, plus facile à manier tout en offrant plus de visibilité ».
L’engin est également mis à contribution pour terminer le tassage du maïs-grain humide. « Cela se fait mieux qu’avec les pieds et c’est surtout moins pénible ». De même compte tenu de la distance entre les deux ateliers, le bac à équarrissage a été installé à mi-chemin. « Les petits animaux morts sont transportés sur le porte-bagages, pour y être déposés ».
Pour certains traitements et l’entretien
L’utilisation la plus intensive se situe cependant au niveau des cultures et de l’entretien. Alain Bideau a fait l’acquisition d’un pulvérisateur de 80 litres, équipé d’une rampe de 15 mètres et d’une lance, qu’il fixe sur le porte-bagages. « Il me permet d’effectuer des traitements de rattrapage sur les cultures ainsi que de désherber les abords de l’exploitation et les limites de parcelles (talus, haies) ». Le semoir électrique (Delimbe) est également posé à l’arrière, notamment pour épandre l’anti-limaces sur colza. « Avec l’avantage pour ces utilisations de disposer d’un ensemble relativement léger, équipé de pneus « basse pression » et donc de pouvoir intervenir, même lorsque les conditions climatiques ne sont pas favorables, sans dégrader le sol ».
L’agriculteur met aussi en avant tous les aspects déplacements sur l’exploitation, qu’il s’agisse de consignes à donner à l’entrepreneur en cours d’intervention dans une parcelle ou pour la surveillance d’une culture. « Avant sur des grandes parcelles, j’hésitais à me déplacer au milieu des parcelles. Aujourd’hui non. Le suivi des cultures est mieux fait». De même quelques parcelles éloignées nécessitaient auparavant de passer systématiquement par le bourg. « Elles sont devenues plus proches, car j’utilise les chemins de traverse avec le quad, ce que je ne pouvais pas faire avec une voiture ».
Alain Bideau conclut : « Le quad, outre son utilité, est devenu un outil de confort qui m’enlève de la pénibilité pour de nombreuses tâches. Si la conjoncture était meilleure, je pense que d’autres agriculteurs s’y intéresseraient ». De toute évidence, il aurait beaucoup de mal à s’en séparer.
Pierre Dénès
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