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Mickaël Bobon, éleveur à Marcillé-Raoul (35) : « Le quad me sert tous les jours »
 
Gagner en temps et en pénibilité pour être plus efficace au niveau de l’élevage, telles sont les orientations que s’est donné Mickaël Bobon, producteur de porcs Label Rouge à Marcillé-Raoul (35). L’utilisation d’un quad au niveau de la maternité plein-air et des cultures entre dans cette logique. Il en est à son troisième.
Deux fois par jour, l’éleveur part avec son quad auquel il a attelé une remorque de sa fabrication. Elle comprend deux compartiments correspondant aux deux types d’aliments qu’il distribue à ses truies. Soit environ 200 à 250 kg de charge. « C’est plus facile qu’avec le tracteur : j’arrête le moteur, ça repart en accélérant sans avoir à passer de vitesses, ni monter plusieurs fois dans la cabine. En plus, le sol entre les parcs se dégrade nettement moins vite surtout par temps de pluie ».
Avec une autre remorque, toujours de conception maison, Mickaël Bobon transporte un bigballer de paille. L’ensemble passe facilement sur les fils de clôture et permet d’accéder à proximité de la case. « Le paillage est plus rapide et surtout moins pénible (pas de transport manuel entre le tracteur et la case) ».
Avec cette même remorque, cette fois équipée de barrières grillagées et d’un petit pont de chargement sur le côté manœuvré par un treuil, le chargement des porcelets au sevrage devient très facile. Et ce d’autant plus qu’un chien pousse les porcelets à monter. Il suffit de se positionner devant l’entrée de la case. « Je passe 45 mn pour sevrer 160 porcelets, soit deux fois moins de temps qu’avec l’utilisation du tracteur. C’est sur se ce poste que j’ai trouvé la plus grande différence en temps et en fatigue. Pour moi, le quad rend la pratique du plein-air nettement moins pénible tout en gagnant du temps ».
Des terres humides
À côté des 130 truies naisseur-engraisseur (les autres phases de l’élevage sont en bâtiments paillés), le quad est mis à contribution pour les 50 ha de céréales. Avec des terres humides sur une grande partie de l’exploitation, il permet de passer facilement pour traiter les limaces (le matériel appartient à un voisin) ou pour faire le ou les premiers passages d’engrais. Pour cela, un épandeur porté trois points à l’origine a été installé sur un châssis avec un moteur indépendant. Il peut contenir 500 kg et épandre sur 18 m. « Aussi efficace que le tracteur tout en passant beaucoup plus facilement ».
Un pulvérisateur d’occasion (9 m) vient d’être acheté pour traiter les endroits les plus difficiles. Il va permettre de modifier la stratégie de désherbage en passant du traitement d’automne systématique à des traitements plus ciblés en fin d’hiver. Au final, le quad est devenu indispensable, « il me sert tous les jours, à tel point que je fais en sorte que le temps passé en révision soit le plus court possible ». Mickaël Bobon fera 250 à 300 heures cette année avec son quad.


Troisième quad
Le premier achat en 2000 fut un quad d’occasion Suzuki de 250 cm3. C’était un modèle compétition, mais dont le moteur n’était pas adapté aux tâches demandées. Il a été remplacé par un Polaris neuf de 325 cm3 équipé d’un refroidisseur d’huile, la transmission se faisait par chaîne (remplacée tous les 6 mois). Il était équipé d’un variateur de vitesses et de deux roues motrices.
our satisfaire aux besoins de traction et de passage en conditions difficiles, Mickaël Bobon a repris la même marque mais avec un moteur de 500 cm3, refroidissement par liquide avec 4 roues motrices débrayables et indépendantes (Sportsman 500 HO). « Je voulais un modèle résistant et adapté à mes besoins. J’ai constaté qu’un matériel inadapté est source de frais supplémentaires et donc d’indisponibilité ». L’investissement a été de 7 600 euros : « Le quad me permet de gagner du temps et aussi de faire moins d’heures de tracteur ». En définitive le quad est devenu indispensable.


Paul Chauvin


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Date de l'article : semaine du N° du 22 au 29 Octobre 2004
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