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Crises dans la plupart des productions, manque de lisibilité, modifications profondes du paysage agricole. Les agriculteurs – "Tous les agriculteurs, adhérents ou non", insiste Michel Adam, président de la FDSEA – sont invités à "faire entendre leur voix" lors des 50 réunions organisées par les deux syndicats du 5 octobre au 10 novembre.
"Viens faire entendre ta voix et construire ton avenir". Ainsi s'intitule cette opération de terrain destinée à collecter les revendications et les propositions des agriculteurs. Une première dans le département.
"Les agriculteurs pourront faire part de leurs préoccupations. L'expression, écrite et orale, sera libre, et donnera lieu à un important travail de synthèse, pour chaque réunion, et sur le plan départemental", détaille Michel Adam qui, sans nier les difficultés que traverse le monde agricole, évite tout de même de trop noircir le tableau. "Les temps sont difficiles. Mais tout n'est pas foutu. Tout n'est pas noir. L'agriculture, ce sont des gens formés, compétents, organisés… capables de relever des défis comme ils l'ont montré au cours de l'histoire".
Des leviers à disposition des agriculteurs
Mettre noir sur blanc les difficultés qui s'amoncellent à la porte des exploitations doit permettre de mieux approcher les solutions susceptibles d'améliorer la situation de la profession. "C'est pourquoi nous invitons les paysans à sortir pour vider leur sac", dit sans ambages Claude Guisquet, président de jeunes Agriculteurs, insistant sur le fait "qu'individuellement, on ne peut pas faire grand-chose, mais collectivement la profession a des leviers en main".
Au terme de ces 50 réunions, les responsables syndicaux dégageront des pistes de travail. Pistes de travail qui seront présentées au cours d'une seconde série de réunions prévue en décembre-janvier. "Notre objectif est d'écouter les problèmes des agriculteurs avec l'idée de construire un programme pour le futur", ajoute Thierry Merret, secrétaire général de la FDSEA. Et de conclure : "C'est à nous, agriculteurs, de prendre les choses en main, et de trouver les leviers d'action avec lesquels nous pouvons agir".
Didier Le Du
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